Présentation générale

L’ANRS et la recherche sur les hépatites dans les pays du Sud

  • AMÉLIORER LA PRÉVENTION ET LA PRISE EN CHARGE DES PATIENTS DANS LES PAYS DU SUD
  • FAVORISER DES PROJETS INNOVANTS POUR LE SUD
  • MOBILISER RAPIDEMENT DES ÉQUIPES AU NORD ET AU SUD SUR LES PROBLÉMATIQUE ÉMERGENTES
  • METTRE EN RÉSEAU DES CHERCHEURS DE TOUS LES PAYS
  • FAVORISER L'INTERACTION ENTRE LES DISCIPLINES, EN PARTICULIER ENTRE SCIENCES SOCIALES ET SCIENCES BIOMÉDICALES

 

L’ANRS mène des activités de recherche dans le domaine de l’infection par le VIH/sida et/ou par les virus hépatiques en Afrique subsaharienne et orientales, en Asie du Sud-Est et en Amérique latine. Orientées vers l’accès à la prévention et aux traitements, ces recherches se concentrent essentiellement sur les sites ANRS afin d’optimiser les moyens financiers et humains de l’agence et de conduire une véritable politique de partenariat avec les pays.

Depuis2001, le programme de recherches dans les pays du Sud est ouvert aux projets sur les hépatites virales, avec notamment une collaboration importante en Egypte sur l'hépatite C et plusieurs projets sur l’hépatite B et les co-infections hépatites/VIH ou hépatites B (VHB)/hépatites Delta (VHD) en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud (Brésil) : au total, une quinzaine de projets sur les hépatites B et C sont en cours de réalisation dans les domaines de la recherche fondamentale, de la recherche clinique, de la recherche en santé publique ainsi qu’en sciences humaines et sociales.

Les recherches menées sous l’égide de l’ANRS contribuent à la formation du personnel, à l'amélioration des infrastructures et de la prise en charge des personnes infectées. Dans certains pays, elles jouent aussi un rôle moteur dans la mise en place des programmes nationaux.

L'hépatite C et la collaboration franco-égyptienne

L'Egypte est le pays où la prévalence de l’hépatite C (VHC) est la plus élevée au monde, avec 20 à 30% d'adultes infectés dans les zones rurales et 6 à 8% dans les zones urbaines.
Depuis 2001, un réseau de collaborations franco-égyptiennes sur l'hépatite C a été soutenu par l'ANRS. Il a abouti à la création, en 2007, d'un site de recherches dédié aux hépatites virales. Les travaux concernent l'hépatite virale C chronique, l'hépatite C aiguë, et rassemblent toutes les disciplines : biologie, virologie, épidémiologie, santé publique, sciences humaines et sociales.
Plusieurs programmes de recherche sont soutenus, menés par des équipes de l'Institut Pasteur et de l'Inserm, en France, et par l'université d'Ain Shams et l'Institut national de recherche en hépatologie et médecine tropicales (NHTMRI) au Caire. Les recherches portent sur l'étude de la transmission du VHC, la modélisation de l'impact économique de l'épidémie de VHC en termes de morbidité et de mortalité, et sur l’étude de l'infection aiguë et chronique par le VHC : diagnostic, élimination spontanée du virus, facteurs de risques associés, traitements.

L'hépatite B

350 à 400 millions de personnes à travers le monde sont infectées par le virus de l’hépatite B de manière chronique. Les taux de prévalence de l’hépatite B chronique dans la population sont les plus élevés en Afrique et en Asie où l’infection a lieu principalement dans l’enfance ou la période périnatale.

Les recherches soutenues par l’ANRS s’orientent vers le diagnostic (détection et quantification du virus), les modes de transmission (étude de la transmission familiale chez les enfants), l’épidémiologie (évaluation de la prévalence de l’hépatite B chez les enfants), l’étude des coinfections hépatite B/hépatite D et hépatite B/VIH, la vaccination (étude des virus mutants échappant au vaccin), et les traitements.

Une réflexion prospective sur les thématiques prioritaires de recherche se poursuit dans le cadre d’un groupe de travail « Hépatites » de l’ANRS (AC12).

Règles éthiques et bonnes pratiques

La recherche dans les pays du sud fait face à de nombreuses difficultés : pénurie des systèmes de santé, grandes inégalités d’accès aux soins des populations, faible investissement des pays dans la recherche, rareté des équipes de chercheurs locaux, absence de cadres réglementaires nationaux pour la recherche sur l'être humain, absence de comité d’éthique dans certains pays.

Ces constats ont conduit l’ANRS et ses partenaires au Sud à préciser les règles d’éthique et de bonnes pratiques pour la conduite de recherches dans les pays du sud. Un premier texte a été publié en mai 2002, sous la forme d’une charte. La "charte d’éthique de la recherche dans les pays en développement" amendée en 2008 sert de référence pour les chercheurs souhaitant conduire un projet financé par l’ANRS.

Les sites ANRS dans les pays du Sud

Les sites de recherche ANRS au Sud sont établis sur la base de Conventions de partenariat entre les Ministères de la Santé et de la Recherche des pays et l’ANRS. Ces conventions stipulent notamment que les programmes de recherche sont intégrés à la politique nationale VIH/Sida ou Hépatites des pays. Chaque site est dirigé conjointement par un coordonnateur Nord et un coordonnateur Sud qui en assurent les orientations scientifiques et stratégiques.

L’ANRS garantit un soutien financier pérenne en personnel, infrastructures (équipement, bâtiments), plateformes technologiques et formation. Elle organise des Conseils scientifiques réguliers dans ces sites avec notamment une restitution publique de l’avancement et des résultats des recherches.

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