Dernière mise à jour le 24 février 2026
La fièvre hémorragique Crimée-Congo (FHCC) est une maladie virale transmise par les tiques qui représente aujourd’hui un risque croissant aux frontières de l’Europe.
Classée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) parmi les menaces prioritaires pour la recherche et le développement depuis 2018, la FHCC est qualifiée tantôt de « problème à venir » en France, tantôt de « bombe à retardement » pour l’Europe.
Si la recherche biomédicale et écologique sur la FHCC progresse, les sciences sociales demeurent largement absentes du sujet. Or, sans une communication efficace sur les risques et une éducation à la santé adaptée, nos sociétés restent vulnérables face à une épidémie potentielle.
Le projet TICKRISK réunit une équipe de chercheurs issus de disciplines variées — anthropologie, histoire, virologie, épidémiologie sociale, sciences politiques et écologie des tiques — ainsi qu’un programme de science citoyenne.
L’étude se déroule dans quatre pays :
Ces territoires présentent des niveaux de risque d’épidémie différents, permettant une approche comparative et une compréhension fine des dynamiques locales. L’objectif est double :
Investigateur principal
Tamara Giles-Vernick
Structure/équipes
Institut Pasteur
Statut
En cours
Pathologie
fièvre hémorragique Crimée-Congo (FHCC)
Promotion
Institut Pasteur
Co-construction et partage des connaissances
Afin de co-construire des modules d’éducation à la santé, de communication sur les risques et de préparation avec l’ensemble des acteurs, l’approche « Conception axée sur le comportement » et la communication sur la santé serviront de cadre général de cette étude.
Sur chaque site d’étude, une recherche ethnographique et historique approfondie permettra d’explorer :
Les résultats de TICKRISK seront partagés localement à travers des ateliers participatifs réunissant : représentants communautaires, autorités locales, acteurs de la santé publique, citoyens concernés.
Ces échanges permettront de co-développer des recommandations concrètes pour améliorer la préparation aux épidémies, la communication sur les risques, et l’éducation à la santé.
Le projet TICKRISK compte parmi les lauréats 2023 du Programme et équipements de recherche prioritaires sur les maladies infectieuses émergentes (PEPR MIE).
Piloté et opéré par l’ANRS MIE, le PEPR MIE répond à la Mesure 2 de la Stratégie nationale d’accélération maladies infectieuses émergentes (MIE) et menaces nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (MN).
Il s’est décliné en trois appels à projets en 2023, 2024 et 2025. Chacun est orienté autour de trois volets : accélérer l’acquisition de connaissances fondamentales sur les maladies infectieuses émergentes ; promouvoir l’innovation et développer de nouveaux traitements, vaccins et autres outils de prévention, diagnostics et outils de surveillance pour les maladies infectieuses émergentes ; et permettre aux politiques publiques et à la société de faire face aux crises épidémiques.
Les appels à projets (AAP) du PEPR MIE visent des projets de recherche d’envergure, interdisciplinaires et multipartenaires pour une durée de 2 à 3 ans et pour une demande de financement minimum de 1 M€ sur les volets 1 et 2. Aucun montant d’aide minimum n’est appliqué pour les projets de recherche soumis au volet 3. Le budget total alloué par le plan France 2030 est de 70 M€.