ANRS Infectious emerging diseases (MIE), autonomous agency of Inserm, facilitates, evaluates, coordinates and funds research into HIV/AIDS, viral hepatitis, sexually transmitted infections, tuberculosis and emerging and re-emerging infectious diseases.
A central role in infectious diseases research for over 35 years
Supporting research to prevent, understand and treat infectious diseases
ANRS MIE three majors levels of action
ANRS MIE is an agency operating under the specific status of an autonomous agency within Inserm.
Patient associations, next generation of scientists, quality and ethical approach, open science
Our agency funds, coordinates, evaluates and facilitates research into HIV/AIDS, viral hepatitis, sexually transmitted infections, tuberculosis and emerging infectious diseases.
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Our workgroups bring together researchers and representatives of civil society
Guiding and advising innovative project leaders
The agency supports a number of research platforms and networks to federate and help shape research in its field
National and international research platforms supported by the agency and designed for the scientific community
Clinical research networks and networks of young researchers
Access to data and biological collections from research promoted by the agency
The agency is a member of various networks and forges partnerships with national and international associations, organisations and initiatives
Partner sites, international global health research platforms, ad hoc partnerships
WHO, Ministry of Europe and Foreign Affairs, Global Health EDCTP3 Joint Undertaking, structuring networks
Strategic international projects and capacity-building programmes
Fighting epidemics: ANRS MIE leads WHO filovirus CORC
Collaboration with community stakeholders
Each year, the agency offers two calls for generic projects and calls for thematic projects. Some are jointly carried out with other research players
Agency's current, forthcoming and completed calls for proposals
Find out the list of calls for projects previously funded by the agency
Find out the Start programme, here to support and guide the next generation of scientific researchers
ANRS MIE is at the forefront of crisis preparedness and response.
Facilitation and watch procedure for responding to emerging or re-emerging epidemics.
This Outbreak Response Unit for several diseases is active since March 2025.
ANRS MIE continues to follow influenza closely since June 2024.
Opened since January 2025 and still active since the detection of one new case in French Guiana in January 2026.
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Last updated on 22 September 2026
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DEYTS Clara
Allocation de recherche
36
NEYROLLES Olivier | CNRS UMR 5089 NEYROLLES Olivier CNRS UMR 5089 Institut de pharmacologie et de biologie structurale 205 route de Narbonne 31077 Toulouse Cedex 04
L’efficacité de la PrEP orale utilisant du TDF/FTC est significativement réduite en raison de la mauvaise observance de la PrEP et du faible nombre d’usagers qui persistent à la prendre à long terme. Les études estiment que 30 à 60% des usagers arrêtent la PrEP après 6 mois. Ces usagers ont un risque d’infection par le VIH qui est 7,5 fois supérieur aux usagers continuant la PrEP. Le cabotegravir injectable (CABI) s’est avéré être très efficace pour réduire le risque d’infection par le VIH chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) naïfs de PrEP. Cependant, le bénéfice du CABI en termes de persistance sous PrEP, d’acceptabilité, et de tolérance reste à préciser chez les HSH ayant déjà un accès gratuit à une PrEP orale.
L’objectif principal de cette étude est d’évaluer la persistance sous CABI des HSH utilisant précédemment une PrEP orale avec du TDF/FTC dans l’étude ANRS PREVENIR. Les objectifs secondaires de cette étude visent à mesurer l’acceptabilité, la sûreté, la tolérance et l’observance du CABI. Nous prévoyons également de déterminer l’impact du CABI sur la qualité de vie et la modification des comportements sexuels, d’évaluer le rapport coût-efficacité du CABI comparé au TDF/FTC et de mieux cerner l’effet préventif du CABI sur l’infection par le VIH au niveau tissulaire et systémique.
L’étude proposée est une étude ouverte, multicentrique, prospective à un seul bras qui sera conduite auprès des participants de l’étude ANRS-PREVENIR. Les participants éligibles pour cette étude seront des HSH, utilisant une PrEP orale journalière et/ou à la demande avec du TDF/FTC, avec un test VIH négatif au moment de l’inclusion dans l’étude. Nous visons à recruter 400 usagers de PrEP, sur une période de 12 mois, au sein de 8 centres ANRS PREVENIR, afin de montrer que la persistance sous CABI est supérieure à 85% à 52 semaines. Une injection de 600mg de CABI sera administrée dans le muscle fessier à la semaine 0, 4, 12, 20, 28, 36, 44, 52, 60, 68, 76, 84, 92 et 100 (soit un total de 14 injections espacés de 8 semaines après une dose de charge à 4 semaine). La diminution des concentrations de cabotegravir après la dernière injection sera couverte par l’administration orale de TDF/FTC deux mois après la dernière injection (Semaine 108) ou au moment de l’arrêt du CABI. La dernière visite de l’étude aura lieu 3 mois après (Semaine 120). Les participants seront ensuite suivis tous les 3 mois selon les recommandations actuelles de PrEP. Un test VIH de 4e génération sera effectué à chaque visite. Le bilan hépatique, la numération, le glucose sanguin et la créatinine seront surveillés de façon régulière tout comme la survenue d’ISTs. Les réactions au site d’injection seront évaluées après chaque injection. Le critère de jugement principal sera la survenue d’un arrêt permanent du CABI incluant la décision de l’usager d’arrêter les injections, la survenue d’effets indésirables graves ou les usagers perdus de vue. Les principaux critères de jugement secondaires viseront à évaluer l’acceptabilité du CABI (proportion d’usagers ayant effectué l’ensemble des injections et proportion d’usagers qui souhaitent continuer les injections dans le futur) et sa sûreté d’utilisation (proportion de participants avec des effets indésirables cliniques ou biologiques > grade 2). Les critères de jugement primaires et secondaires seront évalués à la semaine 52 et 100. L’étude en science sociale sera basée sur des questionnaires spécifiques visant à évaluer la perception et l’acceptabilité du CABI et comprendra des entretiens individuels dans un sous-groupe de 30 participants. Un modèle de décision sera mis en œuvre pour comparer les deux stratégies de PrEP (orale vs. CABI) et établir des échelles de performance coût-efficacité pour le CABI. L’infectivité ex-vivo du VIH sur le tissu rectal et sur les PBMCs sera testé à partir de prélèvements sanguins et tissulaires d’un sous-groupe de 12 participants.
Démontrer que le passage d’une PrEP orale à une PrEP injectable est susceptible d’augmenter la durée d’utilisation de la PrEP pourrait contribuer à diminuer le nombre d’infections par le VIH observées après arrêt d’une PrEP orale.
LIEGEON Geoffroy
Projet de recherche
48
980 067 €
MOLINA Jean-Michel | Service de maladies infectieuses et tropicales MOLINA Jean-Michel Service de maladies infectieuses et tropicales Hôpital Saint Louis 1 avenue Claude Vellefaux 75010 Paeis Cedex 10
L’infection par le VIH est à ce jour incurable du fait de la persistance du virus dans les réservoirs cellulaires. En outre, les patients infectés sont exposés, même sous traitement antirétroviral (TARV), à une inflammation chronique et une dysfonction immunitaire, en partie liée à l’expression de molécules inhibitrices (immune check points, ICP) tels que PD-1 sur les lymphocytes T et PD-L1/-L2 et les LILRs sur les cellules myéloides. Ces réseaux de protéines inhibitrices contribuent à l’« exhaustion » (épuisement) des lymphocytes T. La modulation de l’activation immune chronique et la lutte contre les réservoirs viraux sont deux priorités de la recherche fondamentale et clinique.
Dans ce contexte, les voies des Interférons (IFN) et leur régulation constituent des cibles thérapeutiques intéressantes. Ces cytokines sont produites très tôt au cours de l’infection et leur action sur les cellules immunitaires induit, via l’activation des voies JAK-STAT, l’expression de gènes (Interferon stimulated genes ou ISG) impliqués dans la régulation de l’activation immune et la restriction antivirale. Les IFN sont indispensables pour la coordination de l’action antivirale dans les phases précoces. Néanmoins, la persistance de leur action en phase chronique avec une expression anormale des ISGs est associée à l’inflammation résiduelle. Certains ISGs sont des gènes codant pour des ligands d’ICP, comme PD-L1/-L2, induits par l’IFNγ en particulier.
Des études récentes suggèrent que les sous-types IFN non-α2 pourraient optimiser l’action antivirale. Les données préliminaires obtenues par nos équipes suggèrent que l’IFNα14 et l’IFNβ réduisent l’infection des lymphocytes T (LT) CD4 primaires, notamment mémoires centraux. L’impact de ces sous-types sur l’induction d’ISG dans LT CD4 ou sur l’inflammation n’est pas bien connu. Par ailleurs, les inhibiteurs de JAK1 et 2 ont des effets anti-inflammatoires et inhibent la voie de signalisation des IFN. Le ruxolitinib (anti-JAK1/2) semble avoir des effets intéressants sur la régulation des réservoirs viraux mais aucune donnée concernant la régulation de l’activation immune au cours du VIH n’a été publiée. Egalement, le baricitinib (autre anti-JAK1/2, mais non métabolisé par le cytochrome p450 – pouvant conférer moins d’interactions médicamenteuses avec les TARV) pourrait être intéressant mais n’a jamais été étudié dans ce cadre.
Nous faisons l’hypothèse que certains sous-types d’IFN type I non-α2 et/ou les inhibiteurs de de la voie JAK-STAT pourraient diminuer l’expression des ligands d’ICP comme PD-L1/L2, conduisant à une optimisation de la réponse immune avec amélioration de l’action antivirale et réduction de l’activation immune. Nous étudierons l’effet des traitements in vitro par IFN type I α2 et non-α2 (α14, β, γ), sur la modulation de l’expression des ligands d’ICP et des signatures ISG parallèlement à leur action antivirale, sur les populations de LT CD4, T CD8 et monocytes de patients infectés sous TARV en primo-infection et de volontaires sains. L’action de molécules anti-JAK 1/2 (ruxolitinib, baricitinib) sera testée sur l’expression des ligands d’ICP et la réduction des signatures ISG des mêmes populations cellulaires de patients traités en phase chronique identifiés selon leur niveau d’activation immune.
Cette étude contribuera à mieux comprendre la régulation de l’activation immune par les sous-types d’IFN et les anti-JAK au sein des cellules primaires. Cette évaluation est un prérequis indispensable à la conduite de projets de recherche clinique utilisant ces molécules selon les stades de l’infection, dans une optique de stratégies thérapeutiques innovantes de lutte contre l’activation immune et les réservoirs viraux.
LAMBOTTE Olivier
24
64 941 €
LE GRAND Roger | Inserm U1184 Centre de recherche immunologie de infections virales et des maladies auto-immunes LE GRAND Roger Inserm U1184 Centre de recherche immunologie de infections virales et des maladies auto-immunes Equipe Immunité et Transmission CEA Bât. 02 18 route du Panorama 94265 Fontenay Aux Roses Cedex
L'hépatite B chronique est une maladie chronique grave qui touche plus de 290 millions de personnes dans le monde. La transmission mère-enfant (TME) est l'une des principales voies d'acquisition de l'infection par le virus de l'hépatite B (VHB) dans les régions où la prévalence du VHB est élevée. Les lignes directrices actuelles recommandent une thérapie antivirale au cours du troisième trimestre chez les femmes enceintes ayant une charge virale élevée afin de réduire le risque de TME. Cependant, plusieurs controverses sur le traitement antiviral n'ont pas été résolues, notamment la durée optimale, l'effet du traitement post-partum et le risque d’élévation d'alanine aminotransférase (ALAT) post-partum après l'arrêt du traitement. Si la plupart de ces poussées sont spontanément résolues, certaines peuvent évoluer vers une maladie hépatique grave. Il est donc important d'identifier les prédicteurs candidats possibles des poussées hépatiques post-partum.
L'objectif de ce projet est d'identifier les caractéristiques virologiques et immunologiques associées aux élévations de l'ALAT après l'accouchement dans une cohorte de mères sud-asiatiques infectées par le VHB et antigène HBe-positives, ayant reçu une prophylaxie antivirale péripartum pour prévenir la TME dans le cadre de l'essai multicentrique randomisé et contrôlé en double aveugle iTAP mené en Thaïlande.
La réplication du VHB sera surveillée par la quantification des nouveaux biomarqueurs sériques pour le réservoir génomique intrahépatique du VHB (c'est-à-dire l'Ag HBcr et les ARN circulants), qui peuvent prédire dans une certaine mesure les élévations d'ALAT chez les patients atteints d'hépatite B après l'arrêt du traitement. Les réponses immunitaires de l'hôte seront appréciées grâce à une approche complète et impartiale basée sur le scRNA-Seq sur les PBMC couplé à la quantification des cytokines sériques. Une caractérisation fine des transitions immunologiques ante-partum vs post-partum chez les mères infectées par le VHB dans le bras Placebo constituera l'épine dorsale pour déterminer les populations immunologiques et les cytokines spécifiquement associées aux élévations d’ALAT hors traitement.
Dans l'ensemble, le projet proposé se développera sur une période de 2 ans et réunit toutes les conditions pour une caractérisation virologique et immunologique approfondie et sans précédent des mères infectées par le VHB sous prophylaxie antivirale périnatale. Les données générées aideront au développement de signatures pronostiques et diagnostiques afin de mieux gérer cette population particulière.
TESTONI Barbara / JOURDAIN Gonzague
275 €
ZOULIM Fabien (inserm) | Inserm U1052 Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (CRCL) ZOULIM Fabien (inserm) Inserm U1052 Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (CRCL) Physiopathologie des hépatites B et C et nouvelles stratégies antivirales Centre Léon Bérard 151 cours Albert Thomas 69424 Lyon Cedex 08 --------------- JOURDAIN Gonzague | Faculty of Associated Medical Sciences - PHPT JOURDAIN Gonzague Faculty of Associated Medical Sciences - PHPT Faculty of Associated Medical Sciences - PHPT 110 Intawaroros Rd, Sripoom, Muang 50200 Chiang Mai Thailande
Bien que la prévalence du VIH-1 groupe M (VIH-1M) soit relativement faible dans les pays de la région du bassin du Congo (BC), ceux-ci abritent pourtant une quantité extraordinaire de diversité virale. Outre le sous-type A et le recombinant CRF02_AG, responsable de la plupart des infections dans la région, les lignées virales en circulation incluent également tous les sous-types connus du VIH-1M, de nombreux autres formes recombinantes et des lignées très divergentes qui apparaissent généralement á la base des arbres phylogénétiques du VIH-1M. Même si on ne peut exclure la possibilité que cette distribution soit le fait du hasard (c’est à dire sans avoir besoin d’invoquer un avantage au niveau du fitness), on devrait au moins se demander comment ces lignées ont persisté comme prédominantes dans cette région où le potentiel de compétition entre le sous-type A, le CRF02_AG et les virus appartenant aux autres sous-types est très élevé. Au-delà du BC, il est bien établi que les sous-types du VIH-1M sont répartis de manière inégale dans les pays d’Afrique subsaharienne; suggérant la possibilité que les caractéristiques intrinsèques de ces sous-types puissent expliquer, ou du moins contribuer aux différences épidémiologiques observées dans ces régions. Des études sont donc nécessaires pour déterminer s’il existe des différences biologiques entre les souches virales circulant dans le BC susceptibles d’expliquer leur répartition inégale dans la région.
La protéine virale Gag est essentielle au cycle de vie du VIH. Des corrélations entre la capacité réplicative (CR) virale induite par la protéine Gag et les marqueurs de progression de la maladie d’une part ou avec la CR de virus entiers d’autre part ont été bien établis. En outre, des résultats antérieurs ont révélé une hiérarchisation de la CR induite par Gag dans les épidémies de l’Afrique de l’Est où plusieurs sous-types co-circulent ; hiérarchisation qui était similaire à la distribution épidémiologiques des sous-types. Cependant, toutes ces études étaient restreintes aux sous-types de VIH-1M circulant en dehors du BC et ne peuvent donc pas par conséquence expliquer pourquoi certaines lignées de VIH-1M circulant dans le BC ne se sont pas propagées dans le reste du monde.
Les objectifs principaux de l’étude proposée sont de déterminer (1) les variations de la fonction de la protéine Gag qui existeraient entre les lignées de VIH-1M circulant dans le BC, et (2) si les différences observées concordent avec les différences épidémiologiques des variants viraux circulant dans la région. Plus spécifiquement, nous testerons l’hypothèse selon laquelle, par rapport aux virus prédominants du sous-type A et du CRF02_AG, les souches rares (sous-types H, J et K) et inhabituelles du VIH-1M circulant dans le BC, ont une CR sous-optimale induite par la protéine Gag (et par conséquent, des taux de transmissibilité réduits). Il est possible qu’il existe une fourchette de CR en dehors desquelles les virus seraient incapables de se propager et que les variants rares du VIH-1M du BC aient des CR qui se situent en dehors de cette fourchette. Pour atteindre ces objectifs, nous allons (i) évaluer l’épidémiologie moléculaire du VIH-1M dans deux pays de la région du BC: le Cameroun, qui a probablement été le lieu de la transmission initiale inter-espèces ayant abouti au VIH-1M, et la République Démocratique du Congo qui fut le point de départ de l’épidémie mondiale du VIH; (ii) identifier et caractériser des nouvelles lignées très divergentes et (iii) évaluer la fonction Gag de tous les isolats de VIH-1M circulant dans ces deux pays.
Cette étude permettra d’expliquer l’histoire de la propagation de l’épidémie du VIH-1M dans la région du BC et au-delà. Par exemple, elle pourrait fournir une indication sur la raison pour laquelle certains variants rares circulant dans le BC ne se sont pas propagés à l’échelle mondiale. L’étude est prévue pour 24 mois et renforcera notre collaboration et partenariat avec des scientifiques en France et en Afrique du Sud. De plus, les activités de renforcement des capacités mettront l’accent sur la formation d’un jeune scientifique dans le domaine de la virologie du VIH.
AYOUBA Ahidjo / TONGO PASSO Aime Marcel Simon
247 952 €
DELAPORTE Eric | UMI 233 - Inserm U1175 DELAPORTE Eric UMI 233 - Inserm U1175 Institut de Recherche pour le Développement BP 64501 911 avenue Agropolis 34394 Montpellier --------------- MPOUDI NGOLE Eitel | Laboratoire de Virologie IMPM/IRD UMI 233 MPOUDI NGOLE Eitel Laboratoire de Virologie IMPM/IRD UMI 233 Centre de Recherche sur les Maladies Emergentes et Re-Emergentes(CREMER/IMPM) Route de l'Ecole Normale Superieure, Route de l'Ecole Normale Superieure de Yaounde 237 Yaounde Cameroon
Pour se répliquer, le VIH-1 doit encapsider spécifiquement deux copies de son ARN génomique (ARNg) à partir d’un excès d’ARN cellulaires et viraux épissés. Dans le cytoplasme, le précurseur Pr55Gag (Gag) du VIH-1 sélectionne l’ARNg en interagissant très spécifiquement avec le signal d’encapsidation dans la région 5’UTR de l’ARNg. Les complexes ainsi formés atteignent la membrane plasmique (MP) où l’assemblage a lieu. A ces sites, le domaine N-terminal de Gag qui est myristoylé, permet l’encrage des Gag et des complexes Gag-ARNg, et environ 2500 Gag s’assemblent autour du dimère d’ARNg. Cela implique que le mode de liaison de Gag à l’ARNg doit devenir à ce stade non spécifique et ce changement (d’un mode d’interaction très spécifique au moment de la sélection, à un mode d’interaction non spécifique lors de l’assemblage) favoriserait efficacement l’assemblage viral.
A ce jour, peu d’informations quantitatives sont disponibles sur les facteurs moléculaires régulant le mode d’interaction entre Gag et l’ARNg lors de l’assemblage à la MP. Selon notre hypothèse, ces interactions seraient régulées par i) l’interaction de Gag avec la MP, ii) la multimérisation de Gag, ou par l’ensemble de ces deux facteurs. L’objectif de ce projet est de réaliser la première analyse quantitative in vitro et en cellule, de manière à comprendre comment ces deux facteurs moléculaires régulent le mode de liaison de Gag à l’ARNg et favorisent l’assemblage du VIH-1.
Dans ce but, nous avons produit des fragments d’ARN viraux (un fragment d’ARNg et deux ARN viraux mutés), ainsi que les protéines myristoylées Gag de type sauvage (Myr-Gag WT) et trois protéines Gag mutées dans le domaine de multimérisation de manière à déstabiliser les contacts protéine-protéine (Myr-Gag WM, Myr-Gag-PAE et Myr-Gag K affectant respectivement une interaction à deux, trois et six hélices dans les multimères immatures de Gag) dans des cellules eucaryotes. Les protéines Myr-Gag et les ARN ont été marqués par fluorescence, puis les protéines ont été associées aux bicouches lipidiques (SLB) mimant la composition interne de la MP. En introduisant une quantité croissante d’ARN, nous avons déterminé par microscopie confocale, les valeurs de Kd pour les interactions entre les protéines Myr-Gag (WT ou WM), les fragments d’ARN viral, et un ARN non viral, l’ARNt. Contrairement à ce qui a été précédemment observé en solution avec des protéines Gag non myristoylées, nos résultats montrent que i) l’association de Myr-Gag WT aux SLB conduit à une interaction non spécifique entre Myr-Gag WT et les ARN viraux testés, ii) Myr-Gag WT associée aux SLB pourrait discriminer entre les ARN viraux et les ARN non viraux, et iii) l’interaction avec les SLB (plutôt que l’état de multimérisation de Myr-Gag) semble influencer le mode de liaison des protéines à l’ARN. Suite à ces résultats préliminaires encourageants, nous étendrons ces expériences aux autres mutants de multimérisation et à un plus vaste panel d’ARN (viraux et cellulaires). De même, nous déterminerons l’impact de l’insertion et de l’orientation du myristoyl dans la MP, ainsi que l’effet de la courbature de la MP dans la régulation de la spécificité des interactions Myr-Gag-ARN. Ces valeurs de Kd (déterminées pour les protéines liées au SLB), seront comparées à celles déterminées par des expériences similaires en solution, qui simulent la sélection cytoplasmique de l’ARNg. Cette analyse quantitative des interactions Gag-lipides, Gag-Gag et Gag-ARNg régulant l’assemblage du VIH-1 sera aussi transposée à des systèmes cellulaires. Ainsi, en combinant des approches de biochimie et biophysique de pointe, et des méthodes de microscopie adaptées à cette analyse, nous fournirons un cadre précis des facteurs impliqués dans la régulation des interactions Gag-ARNg lors de l’assemblage du VIH-1. Les résultats obtenus dans leur ensemble élargiront notre compréhension des interactions Gag-ARNg permettant l’assemblage rétroviral, ouvrant ainsi la voie au développement de stratégies antivirales novatrices et à l’amélioration des vecteurs rétroviraux pour la thérapie génique visant au traitement des pathologies liées au VIH-1 ou d’autres maladies.
BERNACCHI Serena
48 168 €
MARQUET Roland | UPR9002 Architecture et Reactivité de l'ARN MARQUET Roland UPR9002 Architecture et Reactivité de l'ARN RNA packaging and viral assembly IBMC 2, Allée Konrad Roentgen 67084 Strasbourg France
LEON DIAZ Felipe Ignacio
12
BONAZZI Matteo | Institut de Recherche en Infectiologie de Montpellier BONAZZI Matteo Institut de Recherche en Infectiologie de Montpellier CNRS 1919 route de mende Montpellier France
Contexte: Malgré les progrès dans la prise en charge du VIH, 180000 enfants sont nouvellement infectés par le VIH en 2017 dans le monde, 45% d’entre eux naissent en Afrique de l’Ouest et Centrale où l’accès aux programmes de PTME (48%) et l’accès au diagnostic précoce (11%) reste limité. Le diagnostic précoce à 4-6 semaines de vie et le traitement ARV des enfants infectés avant le 60éme jours de vie est recommandé par l’OMS, compte tenu de la mortalité considérable dans les premiers mois de vie. Si le transport à l’échelle national des prélèvements pédiatriques dans un laboratoire central peut-être opérationnel dans certains pays très structuré comme en Ouganda, l’utilisation de point of care (POC) dans les centres de santé ou une centralisation à petite échelle des POC dans des hub paraît intéressante pour les pays à ressources limitées. L’utilisation de POC pour le diagnostic précoce de l’infection des nourrissons, en réduisant le délai de l’obtention des résultats, permet de réduire le nombre d’enfants perdus de vue et permet d’améliorer l’accès au traitement ARV précoce des enfants infectés et est recommandé par l’OMS. En Guinée, la prévalence du VIH est de 1,7% et la décentralisation des soins (327 sites de PTME) rend irréaliste sur le plan opérationnel et financier la réalisation de POC dans tous les sites de prise en charge. La Guinée a mis en place un système centralisé, l’ensemble des tests étant réalisé dans un laboratoire central. En 2016 parmi les 2214 enfants exposés au VIH au niveau du pays, 246 ont bénéficié d’un test. Il était positif pour 43 d’entre eux et finalement 17 enfants ont initié un traitement ARV. Le projet ANRS 12344 Diavina en cours au niveau d’une seule maternité, a permis de dépister et traiter 20 enfants en 18 mois, montrant le potentiel d’amélioration. On peut en effet estimer qu’à Conakry, où vit 17% de la population guinéenne, qu’environ 1500 enfants exposés au VIH et 250 sont infectés chaque année. Par ailleurs, les pharmacies des centres de sante connaissent très régulièrement des rupture de test de dépistage des femmes enceintes ou de traitement antirétroviraux pédiatrique compliquant encore la cascade de prise en charge. L’utilisation de drone pourrait représenter une approche innovante pour que la rapidité du POC combinée avec un transport rapide des échantillons et un approvisionnement d’urgence en produit de santé puisse bénéficier aux enfants exposés au VIH.
Objectif principal:modélisation du coût-utilité de l’utilisation de drones pour le transport des échantillons sanguins et l’approvisionnement d’urgence des centres de santé pour la prise en charge des enfants exposés au VIH à Conakry.
Stratégie de l’étude: Mise en place d’un groupe de travail en Guinée impliquant les responsables nationaux et les acteurs de terrains dont les principaux objectifs seront de coordonner :
Echéancier :
Février 2019: composition du groupe de travail
Mars-Juin 2019: Réalisation des études et obtention de l’accord des autorités pour le projet pilote.
Juin 2019-Décembre 2019 : étude pilote utilisation drone
Janvier 2019 : rédaction d’un cahier des charges drone adapté aux besoins
Février 2019 : rédaction projet de recherche ANRS
Résultats attendu : Ce projet permettra de réaliser une étude de faisabilité de l’utilisation d’un drone à Conakry et d’informer sur les enjeux cout /efficacité d’une telle stratégie avant la réalisation d’un projet opérationnel à plus grande échelle à Conakry.
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BRETON Guillaume / CISSE Mohamed
Contrat d'initiation
20 000 €
PIZARRO Louis | SOLTHIS PIZARRO Louis SOLTHIS Association 6 rue Sadi Carnot 93170 Bagnolet France --------------- CISSE Mohamed | Service de Dermatologie CISSE Mohamed Service de Dermatologie Hôpital Donka Route de Donka BP 5845 Conakry Guinée
La mutation responsable de la dystrophie musculaire rare LGMD1F (limb girdle muscular dystrophy 1F) est une délétion d’un seul nucléotide dans le codon stop de la transportine 3 (TNPO3). Cette mutation conduit à une extension de la protéine en C-ter sur 15 acides aminés, produisant une protéine de fonction inconnue (TNPO3_mut) qui est co-exprimée avec la protéine TNPO3 sauvage (TNPO3_wt). TNPO3 a été impliquée dans le transport nucléaire de protéines riches en sérine / arginine, telles que les facteurs d’épissage alternatif, ainsi que dans l’infection par le VIH-1 en agissant sur la capside virale. Nos données préliminaires montrent que cette mutation génétique rare confère une protection contre le VIH-1 in vitro, faisant de cette mutation la deuxième anomalie génétique décrite jusqu’à présent qui confère une forte résistance à l’infection par le VIH-1. L’objectif du projet est d’approfondir notre compréhension de l’impact de TNPO3 sur le VIH-1 en se basant sur les patients LGMD1F. Premièrement, nous visons à comprendre le fonctionnement de cette forme mutante de TNPO3 et à évaluer son impact sur les fonctions cellulaires: examiner si TNPO3_mut a un effet dominant négatif sur TNPO3, la distribution cellulaire de TNPO3 et des facteurs d’épissage, la structure du cytosquelette et les modifications post-traductionnelles des microtubules dans les cellules de patient et en lignées cellulaires modèles de la maladie. Deuxièmement, en utilisant la mutation LGMD1F comme modèle, nous étudierons les mécanismes d’interférence sur l’infection par le VIH: identifier l’étape du cycle viral bloquée par TNPO3, examiner l’effet de la mutation sur le transport de la capside et l’induction de l’IFN, caractériser la localisation des provirus intégrés dans la topographie nucléaire et le paysage d’intégration dans les cellules TNPO3_mut. Si les objectifs du projet sont atteints, nous pourrons mieux comprendre les mécanismes impliqués dans l’inhibition de l’infection VIH par la TNPO3 défectueuse chez les patients LGMD1F. D’un point de vue technique et translationnel, notre projet développera des techniques innovantes (BRET, CRISPR / Cas9 FISH de provirus intégrés) qui pourraient ouvrir de nouvelles possibilités de recherche.
ARHEL Nathalie
154 530 €
MESNARD Jean Michel | CNRS FRE 3689 Centre d'études des agents Pathogènes et des Biotechnologies pour la Santé ( CPBS) MESNARD Jean Michel CNRS FRE 3689 Centre d'études des agents Pathogènes et des Biotechnologies pour la Santé ( CPBS) Equipe HTLV et HIV-1 1919 route de Mende 34293 Montpelliier Cedex 05