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Dernière mise à jour le 22 septembre 2026
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Il est désormais bien établi que la communication bidirectionnelle entre les systèmes immunitaire et nerveux joue un rôle clé dans l’initiation et le développement des réponses de l’hôte aux infections et autres signaux de danger. Nous avons récemment fait l’observation fortuite que des cellules b3-tubuline (TUBB3)+ (un marqueur pan-neuronal) sont présentes dans les poumons de souris infectées par M. tuberculosis à proximité des granulomes. Ce résultat suggère que l’infection par M. tuberculosis induit soit une axonogenèse à partir de terminaisons nerveuses existantes, soit une neurogenèse à partir de précurseurs neuronaux, un résultat récemment rapporté dans le contexte des tumeurs solides de la prostate. Nous avons pu montrer que ces cellules possèdent un noyau, suggérant une neurogenèse locale, et nous souhaitons dans le présent projet caractériser finement ces cellules par des approches scRNAseq, RT-qPCR, FISH et immuno-histochimie, valider ces résultats dans des échantillons de poumons et de ganglions lymphatiques de primates non humains infectés et de patients tuberculeux, et évaluer si l’ablation de ces cellules a un impact sur la réponse immunitaire anti-TB. Ces résultats pourraient ouvrir une voie de recherche entièrement nouvelle dans le domaine de la neuroimmunologie de la tuberculose, un domaine inexploré à ce jour.
NEYROLLES Olivier
Contrat d'initiation
12
19 991 €
NEYROLLES Olivier | CNRS UMR 5089 NEYROLLES Olivier CNRS UMR 5089 Institut de pharmacologie et de biologie structurale 205 route de Narbonne 31077 Toulouse Cedex 04
ABULIZI XIANMIXIKEMAIER
Allocation de recherche
COSTAGLIOLA Dominique | Inserm UMRS1136 Institut Pierre Louis d'épidémiologie et de santé publique COSTAGLIOLA Dominique Inserm UMRS1136 Institut Pierre Louis d'épidémiologie et de santé publique BP 335 56 boulevard Vincent Auriol 75646 Paris Cedex 13
La tuberculose (TB) demeure l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde, et l’émergence de souches de Mycobacterium tuberculosis (M. tuberculosis) résistantes aux antibiotiques compromet l’efficacité des traitements actuels. De nouvelles stratégies thérapeutiques sont donc nécessaires. Au cours de l’infection, M. tuberculosis est soumise à un stress génotoxique généré par la réponse immunitaire de l’hôte et l’exposition aux antibiotiques. Pour survivre, la bactérie mobilise des mécanismes de réparation de l’ADN qui, tout en préservant l’intégrité du génome, favorisent l’émergence de résistances par leur activité mutagène. Pourtant, ces voies restent encore mal caractérisées et largement sous-exploitées comme cibles thérapeutiques. De plus, les processus moléculaires par lesquels le système immunitaire de l’hôte endommage l’ADN de M. tuberculosis sont toujours inconnus.
Le projet d’initiation TB-DNABREAK propose de tester si l’inhibition des voies de réparation de l’ADN de M. tuberculosis, combinée à l’induction du stress génotoxique induit par l’hôte, peut ouvrir la voie à une nouvelle approche thérapeutique innovante. Deux objectifs complémentaires seront menés : (i) développer une stratégie de criblage en cellule entière pour identifier de petites molécules inhibitrices de voies de réparation de l’ADN chez M. tuberculosis et (ii) exploiter une souche rapporteur de mycobactérie permettant de détecter les dommages à l’ADN subis par le pathogène au sein de l’hôte et de réaliser un criblage pilote de composés amplifiant les réponses génotoxiques immunitaires.
Le projet s’appuiera sur des approches de génétique moléculaire, des systèmes fluorescents innovants et du criblage à haut débit de petites molécules. La méthode de split-GFP bipartite sera utilisée pour détecter des interactions protéiques clés de la réparation de l’ADN et identifier des inhibiteurs, tandis qu’une souche rapporteur fluorescente de mycobactérie permettra de visualiser les lésions de l’ADN subies par la bactérie aussi bien in vitro que lors de l’infection et permettra un premier crible de petites molécules activatrices de la génotoxicité générée par l’hôte.
Durant une année, ce projet d’initiation fournira des outils et des preuves de concept importants : un outil de criblage de molécules inhibitrices de la réparation de l’ADN chez M. tuberculosis, une souche rapporteur mycobactérienne pour la détection des dommages génotoxiques subis lors de l’infection, et de premières molécules candidates ciblant les voies de réparation bactériennes ou la réponse génotoxique de l’hôte. Ces avancées établiront les bases d’approches thérapeutiques anti-tuberculeuses innovantes, pensées pour maximiser l’élimination du pathogène tout en limitant l’acquisition de résistances aux antibiotiques.
DUPUY Pierre
19 760 €
Colloque
5 000 €
BONCHE Raphaël
24
CASTAGNONE Philippe | Institut Sophia Agrobiotech UMR INRAE 1355 - Univ. Côte d'Azur - CNRS 7254 CASTAGNONE Philippe Institut Sophia Agrobiotech UMR INRAE 1355 - Univ. Côte d'Azur - CNRS 7254 Institut Sophia Agrobiotech - INRAE PACA BP 167 400 route des chappes 06903 Sophia Antipolis France
BOUTET Clément
36
SPIRE Bruno | INSERM UMR912 - SESSTIM Observatoire Régional de la Santé Provence-Alpes-Côte dAzur SPIRE Bruno INSERM UMR912 - SESSTIM Observatoire Régional de la Santé Provence-Alpes-Côte dAzur ORS PACA 23 rue Stanislas Torrents 13006 Marseille
HUCHON Pélagie
ZOULIM Fabien (inserm) | Inserm U1052 Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (CRCL) ZOULIM Fabien (inserm) Inserm U1052 Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (CRCL) Physiopathologie des hépatites B et C et nouvelles stratégies antivirales Centre Léon Bérard 151 cours Albert Thomas 69424 Lyon Cedex 08
ABERKANE Amel Neila
Le projet de recherche fondamentale DYNABUD se concentre sur le bourgeonnement du Virus de l’Immunodéficience Humaine de type 1 (VIH-1). Une étape clé de son cycle de réplication est le clivage de la membrane plasmique pour libérer les particules virales. Pour cela, le VIH-1 détourne la machinerie ESCRT-III de la cellule hôte pour assurer la scission membranaire, un mécanisme également essentiel dans d’autres processus cellulaires comme la cytokinèse.
Les protéines ESCRT-III ont la capacité de passer d'un état monomérique inactif à une forme ouverte, compétente pour la polymérisation et la liaison membranaire. In vitro, les protéines CHMP4B s'assemblent en filaments spiralés, tandis que les protéines CHMP2A et CHMP3 forment des copolymères hélicoïdaux sous forme de tubes. Néanmoins, la cinétique et l'architecture moléculaire des filaments de CHMP2A, CHMP3 et CHMP4B au niveau du col de bourgeonnement du VIH-1 in situ sont encore inconnues. Définir l'organisation spatiale de ces filaments, leur mode d'assemblage et de remodelage, ainsi que la contribution de chaque composant à la déformation et à la fission membranaire, constitue une question centrale.
Le projet aborde ces questions à travers trois objectifs principaux :
En intégrant le profilage cinétique avec l'architecture nanométrique, le projet révélera comment chacune des sous-unités ESCRT-III coopère pour la scission membranaire. L'étude de rétroCHMP3 permettra de démêler les mécanismes spécifiques par lesquels cet inhibiteur endogène bloque le bourgeonnement viral sans altérer les fonctions cellulaires essentielles. Ces résultats devraient faire progresser considérablement la compréhension des interactions virus-hôte.
BOSCHERON Cécile
Projet de recherche
239 392 €
WEISSENHORN Winfried | Institut de Biologie Structurale WEISSENHORN Winfried Institut de Biologie Structurale Groupe Entrée et bourgeonnement des virus enveloppés Institut de Biologie Structurale 71 Avenue des Martyrs 71 Avenue des martyrs 38000 Grenoble FRANCE