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Dernière mise à jour le 22 septembre 2026
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LEQUERRE Noemie
Allocation de recherche
36
SILVIE Olivier | Cimi-Paris SILVIE Olivier Cimi-Paris Faculté de Santé, Sorbonne Universite 91 boulevard de l'hôpital Paris France
Plus de 25 millions de personnes dans le monde souffrent d’une infection chronique par le virus de l’hépatite D (VHD). Alors que l’évolution clinique de l’infection aiguë par le VHD ne se distingue guère de l’hépatite B aiguë, à l’exception d’un taux plus élevé d’hépatites fulminantes, l’infection chronique par le VHD aggrave les pathologies hépatiques causées par le VHB. Le VHD se réplique dans les hépatocytes et les altérations qu’il induit se limitent au foie, se caractérisant par une nécrose des hépatocytes et des infiltrats inflammatoires. Le virion du VHD est une particule enveloppée constituée d’une enveloppe lipidique contenant des protéines de surface du VHB (HBsAg) et enrobant une ribonucléoprotéine interne (RNP), composée d’un multimère de la protéine delta (HDAg) codée pour le VHD et associée à une copie de l’ARN viral circulaire monocaténaire.
Bien que la protéine HDAg ait été initialement considérée comme un nouvel antigène du VHB, il a été montré par la suite qu’elle était associée à un petit ARN en tant qu’agent transmissible et défectueux utilisant les glycoprotéines (GP) d’enveloppe du VHB pour sa propagation, reflétant ainsi la nature du VHD comme virus satellite du VHB. En effet, les particules du VHD utilisent uniquement le mécanisme d’enveloppement et de bourgeonnement fournis par les GPs du VHB, ce qui permet ensuite le ciblage et l’entrée des particules du VHD dans les hépatocytes humains via des mécanismes qui dépendent des facteurs d’entrée du VHB. Le VHB, un virus « furtif » qui induit peu d’activation de la réponse innée et même la supprime, est lui-même réprimé lors d’une co-infection par le VHD,viadivers mécanismes directs et indirects. En particulier, l’activation de la réponse innée par le VHD, laquelle a peu ou pas d’effet sur le VHD lui-même, peut affecter plusieurs paramètres du VHB.
L’origine du VHD est actuellement inconnue. Il est possible que son ARN provienne du transcriptome cellulaire, en accord avec la découverte selon laquelle les ARN circulaires sont abondants dans les cellules. Par conséquent, une possibilité pourrait être que l’ARN du VHD soit apparu dans des hépatocytes infectés par le VHB après évolution de formes d’ARN cellulaire circulaires devenant auto-réplicatives et pour lesquelles le ribozyme viral et les séquences d’ARN codant pour HDAg pourraient être issues du transcriptome humain. Alternativement, comme l’ARN du VHD peut s’auto-répliquer dans une grande variété de types de cellules et d’espèces, ceci pose la possibilité théorique qu’il puisse être transmis par des processus différent de ceux fournis par le VHB.
Une étude récente de notre laboratoire a montré la possibilité que le VHD peut être transmis dans des infections expérimentales in vivopar différents virus génétiquement non apparentés au VHB, notamment par le virus de l’hépatite C (VHC). Ces résultats suggèrent que le VHD interrogent sur les raisons pour lesquelles le VHD semble, en apparence du moins, avoir naturellement évolué avec le VHB et non avec d’autres virus hépatotropes tels que le VHC. Dans le cas d’éventuelles co-infections VHD/VHC naturelles, le VHD et le VHC pourraient soit se neutraliser mutuellement, via des interactions réciproques négatives, soit coexister simultanément, ce que nous proposons de modéliser et disséquer dans ce projet.
Ainsi, nous investiguerons dans des co-infections expérimentales VHD/VHC in vitroet in vivo: 1) comment le VHC, qui est génétiquement différent du VHB, pourrait fournir au VHD ses mécanismes d’enveloppement, de bourgeonnement, de sécrétion ainsi que ses fonctions d’entrée ou de transmission, 2) quelles seraient les conséquences d’une telle transmission sur la réplication et la propagation du VHD, ou vice-versa, et sur ses interférences directes ou indirectes (immunes) entre les deux virus. Ce projet devrait également permettre de mieux comprendre les mécanismes qui on permis au VHD de s’adapter naturellement au VHB.
COSSET François-Loïc
Projet de recherche
185 072 €
COSSET François-Loïc | Inserm U1111 Centre International de Recherche en Infectiologie COSSET François-Loïc Inserm U1111 Centre International de Recherche en Infectiologie ENS de Lyon 46 allée d'Italie 69364 Lyon Cedex 07
Malgré des décennies de progrès, le VIH continue d'infecter plus d'un million de personnes chaque année, et un vaccin reste insaisissable. Cependant, l'approbation récente du Lénacapavir (LEN), un injectable offrant six mois de protection avec une seule dose, apporte un nouvel espoir. Désigné comme la percée scientifique de l’année par le magazine Science, le succès du LEN découle de recherches fondamentales menées à une époque où la capside virale était considérée comme une cible thérapeutique inaccessible en raison de sa désintégration rapide après la fusion membranaire.
Notre laboratoire a été parmi les premiers à mettre en évidence le rôle de la capside du VIH dans l'import nucléaire, démontrant son interaction directe avec les nucléoporines (Di Nunzio et al., 2013) et sa capacité à pénétrer dans le noyau pour la transcription inverse (Rensen et al., 2021). Bien que le LEN représente une avancée thérapeutique majeure, son mécanisme d'action précis, en particulier aux doses physiologiques, reste mal compris. En nous appuyant sur notre expertise et des technologies d'imagerie avancées, nous étudierons les effets du LEN sur la stabilité de la capside, les étapes post-entrée nucléaire et la distribution des sites d'intégration. Nos recherches permettront également de mieux comprendre le rôle des HIV-MLOs contenant les cores viraux dans la persistance de l’infection. Ces compartiments nucléaires, qui concentrent les composants viraux et des facteurs cellulaires, pourraient être impliqués dans la latence et la réactivation. Afin d’approfondir ces mécanismes, nous comparerons ces processus entre le VIH-1 et le VIH-2. En élucidant comment le LEN affecte ces structures, nous espérons révéler des aspects jusqu’ici méconnus de la biologie du VIH, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles cibles thérapeutiques.
Au-delà de la virologie, les études sur le VIH ont considérablement enrichi nos connaissances sur la séparation de phases (Scoca et al., 2023), l’immunité innée (Ay et al., 2025) et le transport nucléaire (Blanco-Rodriguez et al., 2020 ; Di Nunzio et al., 2012 ; Lelek et al., 2015 ; Zila et al., 2021). Par ailleurs, des outils dérivés du VIH sont aujourd’hui la utilisés en thérapie génique (Di Nunzio et al., 2008 ; Morgan et al., 2021).
En exploitant des technologies de pointe, notre projet vise à disséquer les interactions du LEN avec les HIV-MLOs et les cores viraux, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives thérapeutiques pour l’éradication du VIH.
DI NUNZIO Francesca
313 200 €
DI NUNZIO Francesca | CNRS UMR3569 Unité de Virologie Moléculaire et Vaccinologie DI NUNZIO Francesca CNRS UMR3569 Unité de Virologie Moléculaire et Vaccinologie Institut Pasteur 28 rue du docteur Roux 75015 Paris
BOCQUET Ana
GIORGI Roch | SESSTIM GIORGI Roch SESSTIM AMU (Aix Marseille Université) 27, boulevard Jean Moulin 13005 Marseille
VILLARES Marie
MESNARD Jean Michel | CNRS FRE 3689 Centre d'études des agents Pathogènes et des Biotechnologies pour la Santé ( CPBS) MESNARD Jean Michel CNRS FRE 3689 Centre d'études des agents Pathogènes et des Biotechnologies pour la Santé ( CPBS) Equipe HTLV et HIV-1 1919 route de Mende 34293 Montpelliier Cedex 05
Problématique et situation du sujet : La grossesse est une opportunité de dépistage du VIH qui ne profite actuellement qu’aux femmes, malgré les recommandations d’étendre le dépistage prénatal aux deux conjoints. En région parisienne, où l’incidence du VIH et la prévalence de l’épidémie cachée sont 2 à 10 fois supérieures aux taux nationaux, un dépistage prénatal élargi aux hommes permettrait de réduire le délai entre contamination et diagnostic des hommes hétéro ou bisexuels, de prévenir la survenue de primo-infections gravidiques et de lutter contre la stigmatisation qui pèse sur les femmes qui découvrent leur séropositivité pendant leur grossesse. La maternité du centre hospitalier intercommunal André Grégoire réalise plus de 4100 accouchements annuels, dont une trentaine chez des femmes séropositives pour le VIH ; environ 10 nouvelles séropositivités y sont découvertes chaque année par le biais du dépistage prénatal. Une intervention de dépistage ciblant les partenaires de ces femmes compléterait l’offre existante de dépistage volontariste, car elle permettrait d’atteindre des hommes qui ne font pas la démarche active d’une consultation au CeGIDD.
Objectifs : L’objectif de cette première phase est d’évaluer la faisabilité et l’acceptabilité de l’offre de dépistage prénatal aux futurs pères, dans un contexte hospitalier. L’objectif de l’intervention sera ensuite de dépister un maximum d’hommes à l’occasion du moment symbolique de l’arrivée d’un enfant, en garantissant à la fois la confidentialité du statut sérologique de la femme enceinte et celle du résultat du test paternel.
Méthodes : Pendant 12 mois, nous allons proposer à tous les partenaires de femmes enceintes vues en consultation prénatale à la maternité de Montreuil un dépistage du VIH, selon trois modalités possibles : consultation au centre de santé sexuelle (CeGIDD), prise de sang au centre de prélèvements externes de l’hôpital, dépistage au sein de la maternité par un test rapide à orientation diagnostique (TROD).
Échéancier des travaux : début de la première phase en juin 2018 ; premier bilan à 12 mois en juin 2019.
Résultats attendus : L’intervention a vocation à s’étendre à d’autres centres avec, à terme, l’objectif d’un dépistage orienté vers le couple, systématiquement proposé par les praticiens de premier recours, en prénatal ou en début de grossesse.
PENOT Pauline
Contrat d'initiation
12
20 000 €
ANDRÉ Marie-Hélène | Service de médecine interne, maladies infectieuses et CeGIDD ANDRÉ Marie-Hélène Service de médecine interne, maladies infectieuses et CeGIDD - Centre hospitalier intercommunal André Grégoire 56, boulevard de la Boissière 93100 Montreuil France
L’infection par le virus de l’hépatite B (VHB) est un enjeu majeur de santé publique au niveau mondial avec près de 260 millions de porteurs chroniques. La prévalence de l’antigène de surface HBs du VHB varie de 0,2% à plus de 8% dans des régions de forte endémicité. Le nombre de décès associés à des cirrhoses du foie et des hépato-carcinomes a été estimé à 887.000 en 2015 dans le monde.
Le mode principal de transmission du virus de l’hépatite B (VHB) est la transmission périnatale de la mère à l’enfant. Les conséquences cliniques en sont par ailleurs particulièrement graves puisque la précocité de l’infection est corrélée avec un risque de chronicité élevé. Malgré une immunoprophylaxie efficace chez le nouveau-né, celle-ci est mise en échec chez des enfants nés de mère dont la charge virale est supérieure à 200.000 UI/mL
L’objectif de ce projet est de développer un outil moléculaire innovant et permettant d’éviter le recours à des instruments afin de diagnostiquer la mère à risque de transmission. Ce test permettra d’identifier les femmes enceintes infectées par le virus de l’hépatite B et ayant une charge virale élevée afin d’initier un traitement antiviral.
Ce test comprend des étapes pré-analytiques simples intégrant une extraction d’ADN rapide couplée à une amplification isotherme RPA. Ce système sera optimisé pour obtenir un seuil de détection à 200.000 UI/mL. Un contrôle interne synthétique sera intégré au test afin de valider ce seuil. Une détection semi-quantitative sur bandelette en flux latéral pourra être réalisée à l’œil nu.
Ainsi ce test simple et rapide, en évitant le recours à des instruments, ouvrira de nouvelles perspectives diagnostiques adaptées aux besoins des pays à ressources limitées.
CANTALOUBE Jean-Francois
19 968 €
VAN DE PERRE Philippe | Inserm U1058 UFR de Pharmacie VAN DE PERRE Philippe Inserm U1058 UFR de Pharmacie Université Montpellier 1 15 avenue Charles Flahault 34093 Montpellier Cedex 5
Les concentrations décrites de riplivirine et cabotegravir après administration intramusculaire dans les essais de Phase 1, 2 et 3 montrent une variabilité interindividuelle importante. Une sous exposition expose au risque d’échec virologique. Notre objectif est de construire le premier modèle de pharmacocinétique de population caractérisant la pharmacocinétique de ces deux molécules après administration intramusculaire. Ces modèles seront utilisés pour l’évaluation des recommandations posologiques actuelles, pour la proposition d’une adaptation éventuelle aux covariables explicatives mises en évidence. La perspective est l’application de ces modèles dans un outil interactif d’adaptation bayésienne partagé par les laboratoires de Pharmacologie de France impliqués dans le STP de ces molécules dans le but d’optimiser l’adaptation issue de ce STP
TRELUYER Jean-Marc
19 400 €
TRELUYER Jean-Marc | EA 08 Evaluation des thérapeutiques et pharmacologie périnatale et pédiatrique TRELUYER Jean-Marc EA 08 Evaluation des thérapeutiques et pharmacologie périnatale et pédiatrique Université Paris Descartes - Site Tarnier 89 rue d'Assas 75006 Paris
SUPPLISSON Olivier
SIMARD Frédéric | MIVEGEC - UMR 5290 Maladies infectieuses et vecteurs : écologie, génétique, évolution et contrôle SIMARD Frédéric MIVEGEC - UMR 5290 Maladies infectieuses et vecteurs : écologie, génétique, évolution et contrôle Université Montpellier, CNRS, IRD 911, Avenue Agropolis BP 64501 34 394 Montpellier Cedex 5 France