Publié le 22 juillet 2024 (dernière mise à jour le 10 mars 2026)
L’objectif principal de la cohorte est de réduire significativement le nombre de nouvelles infections par le VIH dans la région en facilitant l’accès à la PrEP, stratégie de prévention de l’infection VIH, pour les populations à haut risque.
Pour cela la cohorte a recruté des participants non infectés par le VIH, mais présentant un risque élevé de contracter le virus. Au total, 3 057 participants volontaires, séronégatifs, et présentant un risque élevé d’infection par le VIH ont été inclus.
La PrEP administrée est l’association de traitement antirétroviral Ténofovir/emtricitabine TDF/FTC, conformément aux indications et modalités d’utilisation définies par l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) française, les Recommandations Nationales Françaises ainsi que l’AMM européenne des mrédicaments.
Investigateur / Porteur principal
Pr. Jean-michel Molina
Co-investigateurs
Pr. Jade Ghosn, Mme Daniela Rojas (AIDES/ Coalition plus)
Pathologie
Prévention de l’infection VIH
Promotion
ANRS MIE
La cohorte ANRS Prévenir est essentielle pour l’élaboration de politiques de santé publique efficaces, permettant de freiner la propagation du VIH en France et de soutenir les populations les plus vulnérables par des moyens de prévention adaptés et accessibles.
La prophylaxie pré-exposition (PrEP) à la demande avec Ténofovir/emtricitabine (TDF/FTC) est désormais recommandée comme alternative à la PrEP quotididienne pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH). L’expérience à long terme fait cependant défaut.
Jean-Michel Molina a présenté à la CROI 2026 les résultats finaux de l’étude de cohorte prospective Prévenir comparant les deux modalités.
Au cours de l’étude, les personnes à haut risque d’infection par le VIH (des HSH et femmes transgenres) pouvaient opter pour une PrEP quotidienne ou à la demande avec TDF/FTC et pouvaient changer de traitement. L’objectif principal était d’évaluer l’incidence globale du VIH. Du 3 mai 2017 au 2 mai 2025, 3 209 sujets ont été recrutés dans 22 sites de la région parisienne et les données de suivi médical et d’utilisation de la PrEP ont été analysés.
Les résultats ont montré que l’incidence globale du VIH était faible (< 1/1000 personnes/années) malgré l’augmentation des rapports sexuels sans préservatif. Le taux d’abandon de l’étude était plus faible chez les participants qui ont changé de régime PrEP.
De nombreuses études ont été mises en place au sein du programme de recherche ANRS Prévenir et des publications majeures ont été réalisées à partir de la cohorte, avec notamment :