Découvrez les temps forts qui ont marqué l’action de l’ANRS MIE en 2025 : préparation aux crises sanitaires, mobilisation de la recherche face aux menaces émergentes ou encore soutien aux grands projets scientifiques en France et à l’international.
Dernière mise à jour le 02 juillet 2026
L’année 2025 nous a rappelé avec force une évidence que nous ne pouvons plus ignorer : les maladies infectieuses demeurent l’un des grands défis de santé publique de notre siècle. Anticiper, prévenir et répondre aux crises épidémiques de demain suppose de construire aujourd’hui des réseaux et des infrastructures de recherche et des alliances scientifiques à l’échelle nationale et internationale. C’est cette mission qui a guidé l’action de l’ANRS MIE tout au long de l’année 2025.
À l’heure où paraît ce rapport d’activité, l’événement sanitaire mondial lié à l’hantavirus Andes et les flambées récentes du virus Ebola nous rappellent chaque jour que le risque épidémique est une réalité. Les crises sanitaires ne sont ni exceptionnelles ni isolées : elles imposent d’être en permanence prêts à agir.
L’agence a choisi de poursuivre et de consolider son engagement européen et international, notamment à travers sa coordination de partenariats structurants et son implication dans les dynamiques européennes de recherche. Elle a renforcé son partenariat avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui lui a confié la coordination du CORC sur les filovirus, devenant ainsi centre collaborateur de l’OMS. Nos Journées scientifiques 2025, consacrées aux « défis de la recherche à l’international », ont rappelé combien il était urgent de favoriser la coopération scientifique internationale pour affronter les défis de santé auxquels le monde fait face.
Cette année a été marquée par des avancées majeures dans notre périmètre historique. La perspective d’une guérison du VIH, longtemps considérée comme hors d’atteinte, n’a jamais semblé aussi proche. Mais ces progrès ne doivent pas nous faire oublier l’essentiel : le VIH, les hépatites virales et la tuberculose continuent d’affecter des millions de personnes dans le monde et nécessitent un engagement scientifique constant. Enfin, cette année, notre dispositif « Émergence » a permis une réponse proportionnée et efficace face aux flambées épidémiques de filovirus, de chikungunya, de fièvre du Nil occidental et de fièvre de la Vallée du Rift. Il se révèle un outil incontournable pour faire face aux futurs risques épidémiques.
Ce rapport d’activité s’organise autour de quatre grandes parties :
La préparation à la survenue de crises épidémiques
Elle repose sur la consolidation et le renforcement d’infrastructures de recherche aux niveaux national (OPEN-ReMIE, I-REIVAC, EMERGEN 2.0) et international (PROACT EU-Response, réseau STRIVE, GloPID-R, BE READY). Dans un contexte de multiplication des menaces infectieuses, l’année 2025 a constitué une étape importante dans la consolidation des capacités de préparation et de réponse aux crises sanitaires. L’ANRS MIE a poursuivi une stratégie centrée sur la réduction des délais de mobilisation de la recherche, le renforcement des infrastructures de recherche aux niveaux national et international ainsi que la structuration de partenariats à l’échelle internationale.
La réponse aux menaces émergente via la mobilisation de la recherche en temps réel
En France, comme en Europe et à l’international, l’ANRS MIE assure un rôle tout particulier dans le paysage scientifique pour la réponse aux crises épidémiques : elle agit en tant qu’acteur de référence, de pilote inter-institutionnel et d’accélérateur de la recherche. Elle s’est dotée d’une procédure d’animation et de veille pour répondre rapidement aux crises sanitaires via son dispositif « Émergence ». En 2025, cette capacité de mobilisation s’est concrétisée à plusieurs reprises face à des menaces infectieuses telles que les virus Ebola et Marburg, la fièvre de la Vallée du Rift, les arboviroses ou encore les infections respiratoires virales, confirmant le rôle de l’agence dans la structuration et la coordination des réponses scientifiques en situation d’épidémie.
Se préparer aux crises de demain suppose de construire aujourd’hui les réseaux, les infrastructures et les alliances scientifiques capables d’y répondre.