Les manifestations cliniques de l’infection à SARS-COV-2, à la phase aigue, vont d’une forme asymptomatique ou
paucisymptomatique jusqu’à la détresse respiratoire aigue avec nécessité de ventilation mécanique. Plusieurs études
rapportent la persistance de symptômes liés à la COVID-19, à distance de la phase aigue. La physipathologie à l’origine
de la persistance de ces symptômes est, aujourd’hui, mal élucidée. Plusieurs hypothèses ont été évoquées: (i) persistance
prolongée du virus dans l’organisme, (ii) réponse anticorps anti-SARS-COV-2 inappropriée, (iii) inflammation /
activation immunitaire, (iv) neuro-inflammation, (v) lésions endothéliales, notamment pulmonaires.
La cohorte French COVID est une cohorte nationale prospective à laquelle participent des individus qui ont été
hospitalisés pour une infection confirmée à SARS-COV-2. Ces individus sont iclus au moment de l’hospitalisation, puis
sont suivis jusqu’à 18 mois après la sortie de l’hopital. Les premières analyses des visites à M6 et à M12 ont montré que
près d’un quart des participants se plaignait toujours d’au moins trois symptômes persistants (surtout dyspnée, fatigue,
myalgie et arthralgies), sans amélioration entre M6 et M12. L’objectif de la présente étude est d’utiliser la biobanque de
la cohorte French COVID pour identifier des marqueurs virologiques (antigénémie N, titres d’anticorps anti-SARSCOV-
2, marqueurs de réactivation EBV), immunologiques (pouvoir neutralisant des anticorps anti-SARS-CoV-2,
activation/inflammation via les voies Th1/Th2), d’inflammation systémique (CRP, PCT, fibrinogen, ferritin, D-dimers),
de neuro-inflammation (NFL, Tau, S100b, NSE, Kynurenine, Tryptophan), d’activation endothéliale, de
métabolisme du fer pour explorer la dyspnée, et enfin des analyses protéomiques sur
prélèvements urinaires.
L’association entre ces marqueurs (mesurés à différents points de suivi dans la cohorte) et la
persistance de symptômes à distance de la phase aigue, sera étudiée.