Mené en partenariat avec l’Institut Pasteur, l’IRD et les laboratoires de 13 pays d’Afrique, le programme AFROSCREEN vise à structurer un réseau de surveillance génomique.
Dernière mise à jour le 14 mai 2026
Mené en partenariat avec l’Institut Pasteur, l’IRD et les laboratoires de 13 pays d’Afrique, le programme AFROSCREEN vise à structurer un réseau de surveillance génomique en contribuant au renforcement des capacités de laboratoire en matière de Programme mis en œuvre en 2021 dans le cadre de l’initiative « Santé en commun », le consortium international et interinstitutionnel, AFROSCREEN témoigne d’une démarche volontaire et engagée, orientée vers des collaborations à enjeux scientifiques et sociétaux importants. Ce programme est financé à hauteur de dix millions d’euros par l’Agence Française de Développement, coordonné par l’ANRS Maladies infectieuses émergentes en collaboration avec l’IRD et l’Institut Pasteur et mis en œuvre par un réseau international de 25 centres de recherche et laboratoires dans 13 pays d’Afrique.
Les trois objectifs principaux du programme sont les suivants:
Les actions sont adaptées aux compétences et aux missions des structures partenaires pour un développement pérenne des capacités de surveillance génomique dans les pays, utilisables pour l’identification de pathogènes émergents, pour investigations avec un approche One Health (dans la faune sauvage, la faune domestique, les eaux usées…) et pour des projets de recherche.
Trois ans après son lancement, le programme AFROSCREEN remplit tous ses objectifs en développant une surveillance génomique efficace pour faire face aux épidémies en Afrique subsaharienne. Retrouvez les réalisations dans le communiqué de presse AFROSCREEN du 28 mai 2024
Lire le communiqué de presseDans le cadre du Fonds Équipe France (FEF) du MEAE, le programme est coordonné par le consortium des trois institutions françaises piloté par l’ANRS MIE, agence autonome de l’INSERM, et composé de l’Institut de recherche pour le développement, l’Institut Pasteur, et les institutions dans les pays partenaires du programme, notamment l’Institut Pasteur de Dakar et le Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée (CERFIG).
Ce financement vise à consolider les acquis du projet initial en garantissant le fonctionnement des plateformes de séquençage installées et en renforçant les compétences des personnels nationaux. Il permet également de s’assurer de la poursuite des investigations d’autres agents infectieux émergents et ré-émergents zoonotiques à potentiel épidémique d’intérêts comme les arbovirus et les virus des fièvres hémorragiques, dont la réponse nécessite souvent des actions multidisciplinaires et multisectorielles. Enfin, ce financement va permettre de continuer la formation du personnel des partenaires nationaux, intégrant des universités des pays partenaires ainsi que des laboratoires vétérinaires, selon l’approche « One Health », dans une dynamique de consolidation du réseau actuel AFROSCREEN et d’élargissement à d’autres expertises.
Ces efforts s’alignent avec les initiatives stratégiques de l’Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC) et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour établir des réseaux de surveillance génomique à l’échelle nationale, régionale et mondiale.
Lire le communiquéLe programme AFROSCREEN a permis en trois ans l’achat et livraison de séquenceurs de nouvelle génération adaptés aux contextes locaux, la formation de plus de 250 professionnels au séquençage et à l’analyse bioinformatique, ainsi que la mise en réseau de 25 institutions de santé publique et de recherche — autant de capacités désormais ancrées localement.
L’un des principaux apports du programme AFROSCREEN est d’avoir démontré que le renforcement des capacités en surveillance génomique ne relève pas uniquement d’un défi technique. Il s’agit également d’un enjeu fondamental d’équité en santé. Avant ce projet, de nombreux pays africains dépendaient largement de laboratoires situés à l’étranger pour effectuer le séquençage génomique. Cette dépendance entraînait des délais importants, limitait l’accès aux données et réduisait leur utilité pour la prise de décision rapide en santé publique. En permettant le développement de capacités de séquençage directement au sein des pays participants, le programme AFROSCREEN a contribué à réduire cette dépendance.
Pour construire des systèmes de surveillance efficaces et équitables, il est nécessaire d’adopter une approche globale, intégrant à la fois les dimensions techniques, humaines et politiques. En agissant sur ce triptyque, l’objectif est de faire en sorte que la prochaine alerte épidémique soit détectée, séquencée et interprétée par les institutions membres du réseau AFROSCREEN qui pourront éclairer leurs autorités sanitaires respectives avec des données probantes.
Lire l’articlePourquoi le programme AFROSCREEN a-t-il été conçu ? Comment fonctionne le réseau AFROSCREEN ? quels ont été les bénéfices du programme AFROSCREEN ?
Intervenants : Eric D’Ortenzio, Responsable scientifique du programme, ANRS MIE France Placide Mbala, Responsable du volet laboratoire pour le programme AFROSCREEN, Chef du département Epidémiologie -Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), République démocratique du Congo Valérie Caro, animatrice du groupe de travail Laboratoire, Institut Pasteur, France.
Les bénéfices du programme AFROSCREEN dans le renforcement des capacités technique des laboratoires et des compétences des pays partenaires africains sont détaillés par des intervenants du Togo, Cameroun et Sénégal.
Intervenants : Esther Konou, responsable des activités techniques de la plateforme de séquençage, Laboratoire de Biologie Moléculaire et d’Immunologie, Togo Sara Eyangoh, Directrice scientifique, Centre Pasteur du Cameroun Lamine Dia, Responsable du laboratoire de virologie, CHU de Fann, Sénégal
A quoi servent les systèmes de surveillance sentinelle et le partage des données au niveau régional ? Quel est le bénéfice apporté par la surveillance sentinelle au Burkina-Faso ? Comment est organisé le programme AFROSCREEN à Madagascar ? Comment le programme AFROSCREEN a-t-il renforcé les sites sentinelles du SARS-CoV-2 en Guinée ?
Intervenants : Rila Ratovoson, Chargée de recherche en épidémiologie, Institut Pasteur de Madagascar ; Isidore Traore, Responsable de l’Unité d’épidémiologie, Centre MURAZ, Burkina Faso ; Abdoulaye Toure, Directeur du CERFIG, Guinée.
Agnès Soucat, Responsable de la division santé et protection sociale de l’Agence française de développement (AFD), explique pourquoi l’AFD s’est impliquée et a financé un réseau de surveillance génomique.
Un réseau de surveillance génomique des pathogènes émergents
13 mai 2024