Dernière mise à jour le 20 mars 2026
La Maladie à Virus Ebola (MVE) demeure l’une des infections les plus redoutées au monde. Caractérisée par une transmission rapide et une mortalité élevée, elle représente un défi majeur pour les systèmes de santé, en particulier lors des flambées épidémiques.
Le virus Ebola (EBOV) se transmet par contact direct avec une personne infectée, ses fluides corporels — tels que le sang, la salive, l’urine, les selles ou le lait maternel — ou avec le corps d’une personne décédée de la maladie. En raison de sa dangerosité, EBOV, comme tous les filovirus, est d’ailleurs considéré comme un agent de niveau 4 de biosécurité.
Depuis son identification en 1976 en République démocratique du Congo, plusieurs épidémies ont été recensées. A ce jour, la plus grande épidémie de MVE est survenue en Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016. Elle a été à l’origine de plus de 28 000 infections et de plus de 11 000 décès (mortalité 40%) (1). Cette crise sanitaire a mis en évidence une réalité essentielle : pour contrôler Ebola, il ne suffit pas de traiter les malades — il faut aussi protéger rapidement les personnes exposées.
Investigateurs principaux
Pr Placide Mbala, Dr Marie Jaspard
Structures /équipes
Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), République Démocratique du Congo Hôpital Saint-Antoine, Inserm UMR-1136 IPLESP, Paris
Pathologie
Maladie à Virus Ebola
Promotion
ANRS MIE / Inserm
Pays participants
République Démocratique du Congo, Guinée, Libéria, Sierra Leone
La prophylaxie post-exposition (“post exposure prophylaxis”, PEP) est définie comme le traitement des personnes présentant un risque élevé de MVE. L’objectif principal de la PEP est d’empêcher le développement de la MVE après exposition au virus.
Dans le cas d’Ebola, cette approche cible les personnes ayant eu un contact à haut risque avec un patient infecté. L’objectif est double :
Les épidémies précédentes ont montré que certaines populations sont particulièrement vulnérables, notamment les professionnels de santé et les proches des patients. Disposer d’une stratégie de protection rapide et efficace constitue donc un levier essentiel pour sécuriser la réponse sanitaire et limiter l’ampleur des épidémies.
EBO-PEP est un essai multicentrique, multiépidémique, de phase III, comparatif, contrôlé, randomisé. La stratégie testée combine :
Cette approche est comparée à la stratégie actuelle reposant uniquement sur la vaccination. L’objectif est de déterminer si la combinaison des deux interventions permet de réduire davantage le risque de développer la maladie dans les 21 jours suivant l’exposition.
Lire la fiche étude destinée aux chercheurs
L’étude concerne des personnes ayant été exposées dans des situations où la transmission du virus est particulièrement probable. Un contact est considéré comme à haut risque lorsqu’il implique notamment (2) :
Le contrôle durable des épidémies d’Ebola nécessite une approche intégrée capable d’agir à différents moments du risque d’infection. La stratégie développée dans le cadre d’EBO-PEP propose précisément cette complémentarité. Elle repose sur deux niveaux de protection :
Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), Institut national de recherche biomédicale (INRB), Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (CERFIG), The alliance for international medical action (ALIMA), Pandemix preparedness platform for health and emerging infections response (PANTHER), Université de Bordeaux (UB), ANSS (ANSS), Fundacion privada instituto de salud global barcelona (ISGLOBAL), Association PAC-CI (PAC-CI), Université cheikh anta diop de Dakar, médecin sans frontière (MSF)
Ce projet 101145675 – EBO-PEP – HORIZON-JU-GHEDCTP3-2023-01 est soutenu par le partenariat Global Health EDCTP3.

Références