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Dernière mise à jour le 22 septembre 2026
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La vaccination fait partie des moyens de prévention de certaines infections sexuellement transmissibles proposés aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH). En raison des risques auxquels ils sont exposés, les recommandations vaccinales françaises préconisent que les HSH se vaccinent contre l’hépatite B, l’hépatite A et, pour les moins de 26 ans, contre les infections à papillomavirus humains (PVH). Les données de couvertures vaccinales et les études sur les déterminants du recours à la vaccination chez les HSH sont peu nombreuses en France, pays par ailleurs caractérisé par une défiance de la population générale envers les vaccins, alimentée par des controverses multiples.
L’objectif principal de ce projet est de mieux comprendre les freins et leviers du recours à la vaccination chez les HSH en France. Il porte plus spécifiquement sur les vaccinations contre l’hépatite A, l’hépatite B et les infections à PVH. Les objectifs secondaires sont : 1) d’estimer les couvertures vaccinales déclarées pour ces trois vaccins et, parmi les personnes non vaccinées, la prévalence de l’intention de se faire vacciner ; 2) d’estimer la prévalence de l’hésitation vaccinale (i.e., avoir déjà refusé, retardé ou accepté un vaccin tout en ayant des doutes sur cette vaccination) dans cette population, la part des personnes hésitant vis-à-vis des trois vaccins considérés dans cette étude, et les motifs de cette hésitation ; 3) d’étudier les facteurs associés au fait d’être vacciné (ou d’avoir l’intention de se faire vacciner) et à l’hésitation vaccinale liée spécifiquement à ces trois vaccins, en s’intéressant plus particulièrement : i) à certaines connaissances, croyances et perceptions (vis-à-vis des vaccins, de la prévention diversifiée du VIH…) ; ii) aux antécédents médicaux et aux pratiques sexuelles ; iii) aux facteurs liés au système et aux professionnels de santé ; iv) aux caractéristiques démographiques, économiques et sociales ; v) au niveau de confiance accordé aux autorités de santé et à la médecine conventionnelle et au degré d’implication des individus dans les décisions de santé.
Ce projet sera mené par une équipe pluridisciplinaire incluant des chercheurs en santé publique, en sociologie et des experts de Santé publique France.
Ce projet repose sur une méthodologie innovante associant 1) une enquête quantitative administrée sur support digital (sites de rencontre gay sur internet, réseaux sociaux…) auprès d’environ 15 000 à 18 000 personnes, selon le retour d’expérience de précédentes enquêtes de ce type ; 2) une enquête qualitative par entretiens individuels semi-directifs menés auprès d’une trentaine de personnes ayant répondu à l’enquête quantitative ; 3) un recueil de données issues des carnets de vaccination auprès d’environ 800 personnes ayant répondu à l’enquête quantitative, ceci afin d’estimer la qualité des données déclarées de comportement de vaccination ou non. Ce projet sera réalisé sur une période de 36 mois. La 1ère année sera consacrée à l’élaboration du questionnaire de l’enquête quantitative et des demandes d’autorisations, à la définition de la stratégie de diffusion du questionnaire et à la réalisation d’une enquête pilote auprès d’une trentaine de personnes. La 2ème année du projet sera consacrée à la collecte des données quantitatives et qualitatives et à la préparation des bases de données. La 3ème année sera consacrée à la réalisation des analyses statistiques, à l’analyse des entretiens qualitatifs et à la valorisation des résultats de l’enquête.
Les résultats de ce projet devraient permettre d’avoir une meilleure connaissance et compréhension des comportements et des processus de décisions vis-à-vis de la vaccination contre les hépatites B et A et contre les PVH parmi les HSH en France. Ces résultats sont essentiels pour guider les décisions et les choix des pouvoirs publics, des professionnels de santé et des acteurs impliqués dans la prévention auprès de ce public, en matière de stratégies d’intervention et de contenu des actions afin de promouvoir et faciliter l’accès à ces vaccins en tenant compte des besoins et attentes des personnes.
VERGER Pierre
Projet de recherche
36
294 103 €
VERGER Pierre | Observatoire Régional de la Santé Provence-Alpes-Côte d'Azur VERGER Pierre Observatoire Régional de la Santé Provence-Alpes-Côte d'Azur Association 27 bd Jean Moulin Faculté de Médecine 13385 Marseille cedex 5 France
SAHNOUNE Ines
Allocation de recherche
ELFIDHA Amel
PRONOST Julien
COSSET François-Loïc | Inserm U1111 Centre International de Recherche en Infectiologie COSSET François-Loïc Inserm U1111 Centre International de Recherche en Infectiologie ENS de Lyon 46 allée d'Italie 69364 Lyon Cedex 07
MABIRE Renaud
12
L’Afrique de l’Ouest présente une prévalence d’hépatite B chronique supérieure à 6% de la population générale adulte mais moins de 10% des personnes vivant avec le VHB (PVHVB) éligibles ont accès à un traitement. En 2017, l’OMS a publié un appel à l’élimination de l’hépatite B d’ici 2030. Ce projet s’inscrit dans cette perspective qui passe par l’accès à un traitement pour plus de 80% des patients éligibles. Nous proposons d’évaluer la faisabilité et l’acceptabilité (Phase 1) puis l’efficacité (Phase 2) d’une stratégie simplifiée d’initiation du traitement antiviral couplée à un support communautaire afin d’améliorer la rétention dans les soins et la couverture thérapeutique de PVVHB en Côte d’Ivoire. La proportion de PVVHB effectivement retenues dans les soins à 12 mois constituera notre critère de jugement principal.
En amont de la Phase 2, phase expérimentale reposant sur un essai en cluster destiné à tester l’impact de ces interventions en contexte décentralisé, nous proposons de conduire une première analyse situationnelle au travers de différentes activités réparties sur une période de 12 mois et incluant : 1) un état des lieux de la prise en charge actuelle des PVVHB en zone décentralisée, en Côte d’Ivoire, via des visites et évaluation des sites pressentis (centres de santé secondaires) à participer à l’essai. Cette étape permettra de confirmer la faisabilité des interventions panifiées, identifier et valider la capacité de ces sites à participer à la phase 2 du projet, 2) des ateliers de présentation et de discussion de la Phase 2 afin d’échanger avec les soignants, agents de santé communautaire (ASC) et les associatifs sur l’acceptabilité des interventions proposées 3) l’élaboration d’une intervention communautaire pertinente au contexte, s’appuyant sur l’implication des ASC et de leur tutelle dans la lutte contre l’hépatite B et la prise en charge de PVVHB. En marge des ateliers et visites de sites prévues, des méthodes classiques de la recherche qualitative en sciences sociales seront mises en œuvre incluant : l’analyse documentaire, les entretiens semi-dirigés et les observations participantes. L’analyse documentaire de la littérature grise permettra d’abord d’identifier les principales politiques de santé sur les hépatites virales en Côte d’Ivoire ainsi que ses principaux acteurs. Puis une série d’entretiens sera effectuée auprès des ceux-ci (environ 15). Enfin l’organisation, à la fin de la Phase 1, d’une journée de restitution et d’échanges, avec les partenaires institutionnels à l’échelle nationale (Ministère de la santé, Programme National de Lutte contre les Hépatites – PNLH, associations de patients, sociétés savantes) permettra d’améliorer l’acceptabilité des stratégies évaluées dans la Phase 2 par les pouvoirs publics et de favoriser leur mise en place en Côte d’Ivoire, si leur efficacité est démontrée.
Au-delà de documenter précisément la prise en charge actuelle de PVVHB et l’état de la lutte contre l’hépatite B en zone décentralisée en Côte d’Ivoire, cette phase 1 permettra de développer et proposer une intervention innovante d’implication des ASC dans la prise en charge de PVVHB mais aussi dans la prévention et la lutte contre l’hépatite B de manière plus générale; intervention qui pourrait inspirer des initiatives dans d’autres contextes à forte endémicité où le maillage des ASC sur le territoire est similaire à celui de Côte d’Ivoire. Cette phase 1 permettra également d’actualiser les données existantes sur les connaissances des soignants, et sur les représentations et le vécu de PVVHB en Côte d’Ivoire, issues, pour la plupart, de recherches conduites il y a plus d’une décennie, et/ou principalement centrées sur Abidjan, qui ne documentaient donc pas la situation actuelle en zone décentralisée. À terme, il permettra d’informer sur l’impact d’un traitement antiviral précoce et élargi dans l’amélioration de la prise en charge de PVVHB et apportera des éléments probants, supportant au même titre que pour l’infection à VIH, la gratuité du traitement antiviral pour les PVVHB (essai plaidoyer).
JAQUET Antoine / MOH Raoul
196 658 €
OLIVIER MARCY | INSERM, IRD, EMR271 "Global Health in Global South (GHiGS)" OLIVIER MARCY INSERM, IRD, EMR271 "Global Health in Global South (GHiGS)" Université de Bordeaux 146 Rue Leo Saignat Bordeaux --------------- MOH Raoul | Programme PAC-CI MOH Raoul Programme PAC-CI CHU Treichville 18 BP 1954 Abidjan
Contexte et justification : Après la pandémie de la COVID-19, la tuberculose (TB) redevient la principale cause de décès due à un seul agent infectieux avec un nombre de personnes décédées de TB en 2023 estimé à 1,25 millions à travers le monde. Les migrants, réfugiés et personnes déplacées internes (PDIs) présentent une vulnérabilité accrue à la TB pour plusieurs raisons. D’une part, ils font face à des conditions de promiscuité qui augmentent le risque d’exposition au bacille de la TB. Les situations d’insécurité alimentaire de stress chronique auxquelles ils sont confrontés et l’interruption des soins du VIH pour les personnes infectées affectent leur immunité et augmentent le risque de développement de la TB maladie après exposition. D’autre part, l’accès limité aux services de santé peut entraîner un diagnostic plus tardif et des ruptures de traitement, ce qui accroît la probabilité de formes graves, de décès, et de récidives de la TB, et favorisent l’émergence de la résistance médicamenteuse. Le Burkina Faso est particulièrement touché par ce double défi du nombre croissants de PDIs et du fardeau de la TB. Le pays fait face à un défi sécuritaire depuis 2015 responsable de plus de 2 millions de PDIs à la date du 31/12/2023. Le Sahel, le Centre-Nord, le Nord, l’Est et la Boucle du Mouhoun sont les régions les plus affectées. Au vu des besoins en santé pressant des PDIs et de la complexité de leur situation caractérisée par l’intersection de différents facteurs de risque, il est nécessaire de développer des interventions innovantes prenant en compte l’ensemble des déterminants de santé, leur perspectives ainsi que celle des acteurs. Le présent contrat d’initiation vise à réaliser une analyse de situation en vue de proposer une intervention innovante permettant d’améliorer le dépistage et la prise en charge de la TB chez les PDIs au Burkina Faso.
Objectif : L’objectif général de ce contrat d’initiation est de développer une analyse de situation permettant de mieux comprendre les besoins, barrières et atouts dans le dépistage précoce et la prise en charge de la TB chez les PDI au Burkina Faso, en vue de co-construire une intervention pour renforcer cette prise en charge.
Méthodologie : Il s’agira d’une étude transversale descriptive multidisciplinaire associant analyse documentaire, épidémiologique et recherche qualitative, qui se déroulera au Burkina Faso.
Population d’étude : L’étude qualitative se fera auprès des acteurs de la lutte contre la TB et auprès de PDIs atteintes de TB. L’analyse quantitative portera sur des données extraites du système d’information sanitaire (DHIS2) du Burkina Faso, des rapports d’activités du PNT et des ONG, mais aussi des rapports d’enquêtes.
Analyse des données : Pour les données qualitatives, les entretiens individuels semi-structurés seront intégralement transcrits et analysées à l’aide du logiciel QDA Miner. Les données quantitatives feront l’objet d’analyses descriptives (fréquences, proportions, taux) de série chronologique sur plusieurs années à l’aide du logiciel R.
Calendrier prévisionnel : L’étude est prévue se dérouler sur 12 mois.
Résultats attendus : A la fin de cette étude, il est attendu une proposition de piste d’intervention pour améliorer le dépistage et la prise en charge de la TB chez les PDIs.
VASILIU Anca / KABORE Nongodo Firmin
Contrat d'initiation
20 000 €
BONNET Maryline | UMI 233 TransVIHMI BONNET Maryline UMI 233 TransVIHMI Prévention et prise en charge des maladies infectieuses IRD 911 Av. Agropolis 34394 Montpellier France --------------- OUEDRAOGO Abdoul-Salam | Centre MURAZ OUEDRAOGO Abdoul-Salam Centre MURAZ Institut National de Santé Publique 2054 Avenue Mamadou KONATE 390 Bobo-Dioulasso Burkina Faso
Dans l’effort de développer une stratégie vaccinale originale contre le virus de l'hépatite C (VHC), notre unité de recherche a généré ces dernières années des particules vaccinales ressemblant à celles utilisées pour vacciner contre le virus de l’hépatite B (VHB), mais présentant en outre l’avantage d’exposer les glycoprotéines d’enveloppe E1 et E2 d’un VHC de génotype 1a à leur surface. Produites en cellules ovariennes de hamster (avec la lignée CHO), ces particules vaccinales chimères VHB-VHC induisent la production d’anticorps dirigés contre les protéines d’enveloppe du VHB et du VHC chez les animaux vaccinés. De façon intéressante, certains des anticorps produits neutralisent efficacement in vitro les infections par des souches hétérologues de VHC de différents génotypes, avec une efficacité toutefois génotype-dépendante. L’efficacité du candidat vaccin bivalent VHB-VHC étant démontrée, notre unité de recherche s’efforce aujourd’hui d’optimiser le mode de présentation des glycoprotéines d’enveloppe du VHC exposées en surface des particules vaccinales, de manière à accroître leur immunogénicité et les propriétés de neutralisation inter-génotypiques des anticorps induits par la vaccination.
Lors de son cycle infectieux en hépatocytes, et notamment de son assemblage, le VHC entre en étroites interactions avec le métabolisme lipidique cellulaire et s’associe à de nombreux composants lipidiques. Dans le sang des patients infectés, le VHC circule ainsi sous la forme de lipo-viro particules (LVPs) qui présentent à leur surface des épitopes neutralisants dans une configuration extrêmement complexe. C’est la fidèle reproduction de ces régions antigéniques clés qui constitue un véritable enjeu pour le développement d’un vaccin contre le VHC. Ces dernières années, notre équipe a d’ailleurs montré que l’apolipoprotéine E pouvait jouer un rôle crucial dans la mise en conformation des glycoprotéines d’enveloppe à la surface des LVPs et des particules vaccinales générées, du fait de son interaction avec les protéines E1 et E2 du VHC et avec la protéine S du VHB. La production de nos particules vaccinales trouve ainsi ses limites dans la nature même des cellules productrices utilisées, la lignée cellulaire CHO étant métaboliquement éloignée des hépatocytes différenciés.
Dans le cadre de ce projet, nous proposons donc de révolutionner notre système de production en utilisant la lignée hépatocytaire PLC/PRF/5, qui est aujourd’hui largement connue pour ses capacités à exprimer et sécréter très efficacement la protéine S du VHB, et qui sera modifiée génétiquement par la technologie CRISPR/Cas9 pour exprimer également nos immunogènes d’intérêt (E1-S et E2-S). De par ce nouveau mode de production, nous espérons permettre une présentation des immunogènes qui soit plus proche de celle observée au cours d'une infection naturelle et l’induction de réponses immunitaires humorales qui soient plus spécifiques des lipo-viro-particules natives du VHC.
À terme, nous espérons que ces nouvelles investigations nous permettront d’optimiser notre candidat vaccin bivalent VHB/VHC, dont l’objectif global est de protéger efficacement et simultanément contre ces deux agents pathogènes hépatotropes majeurs, et renforcer ainsi la prévention contre les hépatopathies de forme grave, et notamment le cancer du foie viro-induit.
BEAUMONT Elodie
198 000 €
MAMMANO Fabrizio | UMR 1259 MAVIVHe (Inserm-Université de Tours) Morphogenèse et Antigénicité du VIH et des Virus des Hépatites et émergents MAMMANO Fabrizio UMR 1259 MAVIVHe (Inserm-Université de Tours) Morphogenèse et Antigénicité du VIH et des Virus des Hépatites et émergents Université de Tours (site de la Faculté de Médecine) Bâtiment Dutrochet (3ème étage) 10 boulevard Tonnellé 37032 Tours FRANCE
Le virus de l’hépatite delta (HDV) est une cause importante de maladies hépatiques chroniques. Ce virus satellite du virus de l’hépatite B (HBV) est à l’origine des formes les plus sévères d’hépatite virale chez l’Homme. Bien que de récents progrès ont permis la mise au point de nouvelles stratégies thérapeutiques, les options thérapeutiques pour les patients atteints d’hépatite B/D chronique restent limitées. Ceci est en partie dû au fait que les mécanismes moléculaires sous-tendant le cycle réplicatif du HDV n’ont pas encore été complètement caractérisés. Une meilleure compréhension des interactions entre HDV et ses cellules hôtes permettra de contribuer à l’identification de potentielles nouvelles cibles pour de futures stratégies thérapeutiques. Un criblage par ARN interférant pour identifier des facteurs de l’hôte du HDV a montré que la diminution de l’expression de MGEA5/OGA (O-GlcNAcase) diminue l’infection par HDV (Verrier et al. Hepatology 2016). OGA est l’une des deux enzymes responsables de la régulation de l’O-GlcNAcylation, une modification post-traductionnelle dynamique des protéines qui joue un rôle important dans de nombreux processus cellulaires. Tandis que la O-GlcNAc transférase (OGT) ajoute un N-acétylglucosamine (GlcNAc) au groupement hydroxyle à certaines serines et thréonines de protéines cibles, OGA hydrolyse le GlcNAc. De manière intéressante, nous avons précédemment montré qu’OGT joue un rôle dans la morphogenèse du virus de l’hépatite C (HCV) et que son expression augmente au cours de l’infection chronique par HCV et le cancer du foie (Herzog et al. Gut 2020). Ces résultats suggèrent donc qu’OGA et OGT pourraient jouer un rôle important dans le cycle réplicatif de différents virus à l’origine d’hépatites chroniques humaines et leur pathogenèse. Le but de ce projet est de caractériser l’interaction entre OGA/OGT et HDV et de déterminer leur impact sur la pathogenèse de ce virus.
ZEISEL Mirjam
67 500 €
MEHLEN Patrick | Inserm U1052 MEHLEN Patrick Inserm U1052 Centre de Recherche en Cancérologie 28, rue Laennec Lyon