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Dernière mise à jour le 22 septembre 2026
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HSH-PAPILLOVAX est un projet de recherche socio-anthropologique qui porte sur la vaccination contre le papillomavirus (HPV) chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) en France (18-26 ans). Il vise à en identifier les freins et leviers dans le contexte d’une couverture vaccinale particulièrement faible au sein de ce groupe très exposé et, plus généralement, d’une forte réticence aux vaccins en population générale. L’étude s’inscrit également dans une période marquée par la « fin annoncée du sida » dont le HPV et les maladies qui y sont associées (notamment des cancers) peuvent être considérés comme un angle mort. Cette question est à ce jour non documentée.
Associant entretiens biographiques et enquête ethnographique, l’étude propose de développer l’analyse à partir d’un regard croisé entre HSH et professionnel-les de santé au sein de deux régions de France métropolitaine (Île-de-France et Occitanie). Le projet HSH-PAPILLOVAX entend porter une attention spécifique aux effets de la jeunesse, ainsi qu’à la question de la sexualité et des rapports de genre, jusque-là peu documentée en population générale en tant que facteurs déterminants dans la recommandation et l’adhésion (ou l’absence de recommandation et d’adhésion) de/à la vaccination anti-HPV. En outre, l’étude inclura les HSH qui évoluent à l’écart des « milieux gays » constitués et à la périphérie de l’offre en santé sexuelle identifiée comme telle. L’intérêt de l’approche comparative proposée par le projet HSH-PAPILLOVAX réside dans sa dimension multiscalaire sur le plan politique (Etat, Région, Département, Ville) et sociologique (mobilisation, réseaux, patientèles, etc.), ce qui constitue un atout pour la description et l’analyse des inégalités territoriales de santé et l’implémentation de campagnes de vaccination à venir.
Cette étude renseignera un point aveugle de la recherche en santé et un angle mort de la perspective ouverte par la « fin du sida ». Le projet se situant au croisement des enjeux de prévention du HPV, du VIH et du cancer – mais aussi en partie à l’interface de l’expérience de la séropositivité –, les résultats revêtiront un caractère transversal en pouvant bénéficier à différents champs de la recherche relative à la santé publique. Plus spécifiquement, cette recherche produira des éléments de compréhension socio-anthropologiques utiles à la conception et à la mise en œuvre des politiques de prévention du HPV et des maladies associées, en particulier primaire (vaccination anti-HPV, comportements de prévention en matière de pratiques sexuelles), mais aussi secondaire (dépistage, suivi médical des lésions précancéreuses, etc.) auprès des jeunes HSH. Par voie de comparaison, cela pourra permettre de développer des éléments d’analyse en population générale.
A partir de collaborations scientifiques, ce projet sera l’occasion de problématiser, sur le plan méthodologique et épistémologique, plusieurs axes de recherche : (1) l’impact de la biomédicalisation du VIH et de la santé sexuelle chez HSH sera examiné au prisme des enjeux moraux liés aux stigmates croisés de l’homosexualité, de la séropositivité et de la sexualité anale ; (2) on tentera par ailleurs de comprendre le décalage entre l’efficacité des biomédecines dans le domaine et l’efficience de leur application sur le plan clinique et comportemental, en analysant les conditions de transfert des connaissances scientifiques vers la pratique médicale ; (3) enfin, on abordera la relation entre les démarches qualitative et quantitative, en santé publique et en sciences sociales. Souvent mises en tension de manière arbitraire et trop rarement discutées, il s’agira ici d’expliquer en quoi et jusqu’où les données d’enquête statistique et le matériau socio-anthropologique peuvent se nourrir réciproquement.
Enfin, les partenariats (notamment associatifs) sur lesquels repose le projet constitueront autant d’espaces de restitution des résultats de la recherche.
GAISSAD Laurent
Projet de recherche
24
144 900 €
SAINT-RAYMOND Odile | ATDERS SAINT-RAYMOND Odile ATDERS Université Toulouse Jean Jaurès 5 allée Antonio Machado Toulouse
BHATTACHARJEE Shaoni
Allocation de recherche
36
The susceptibility of CD4 cells to HIV-1 infection is markedly augmented by T cell receptor (TCR) stimulation with recent data suggesting that this enhanced permissivity is regulated by changes in the lymphocyte’s metabolism. Notably, our group as well as others recently identified glutamine-induced oxidative phosphorylation (OXPHOS) as a critical metabolic pathway controlling HIV-1 infection in naïve as well as memory CD4 T lymphocytes. Furthermore, our study highlighted the balance between OXPHOS and aerobic glycolysis as a major regulator of HIV-1 infection in CD4 T lymphocytes (Clerc et al., Nature Metabolism, 2019). However, the link between the uptake of distinct nutrients––including glucose, glutamine and arginine––and the susceptibility of CD4 T cells to HIV-1 infection is not known. This uptake is likely to be an integral factor in infection as T cell activation requires augmented nutrient transport and utilization, and moreover, we and others have shown that the fueling of T cells via different nutrients alters their effector fate (Klysz et al., Science Signaling, 2015). Indeed, elegant studies have highlighted the differential impact of specific nutrients on T cell fate. We find that solute carriers transporting each of these three nutrients––GLUT1, ASCT2 and CAT–– are highly upregulated following TCR engagement of human CD4 lymphocytes. Furthermore, we report here that each of these transporters is essential for optimal CD4 T cell survival and expansion; downregulation of either GLUT1, ASCT2 or CAT1 by an shRNA-mediated approach results in a massive negative selection of transduced cells within 14 days. Importantly though, downregulation of these transporters differentially impacts the permissivity of CD4 T cells to HIV-1 infection: Loss of CAT1 markedly attenuates the level of HIV-1 infection while GLUT1 downregulation is compensated by a significantly increased OXPHOS/glycolysis ratio. Surprisingly though, ASCT2 knockdown resulted in an approximately 20% increase in infection and a concomitant increase in the ratio of naïve/ memory phenotype CD4 T cells. Based on these data, we hypothesize that the susceptibility to HIV-1 infection is regulated, at least in part, by the interplay between these nutrient transporters and the recruitment of downstream metabolic pathways that are essential for CD4 T cell survival, proliferation and differentiation.
We now propose to elucidate the mechanisms regulating HIV-1 permissivity in T cell subsets as a function of GLUT1, ASCT2 and CAT1 expression, notably through the differential recruitment of metabolic pathways and molecular programs. To this end, we will:
The ensemble of these experiments will allow us to identify the mechanisms via which an intricate crosstalk between glucose, glutamine and arginine transporters regulate HIV-1 infection in distinct CD4 T cell subsets.
DARDALHON Valérie
123 520 €
TAYLOR Naomi | UMR5535 Hématopoièse et Immunothérapie TAYLOR Naomi UMR5535 Hématopoièse et Immunothérapie Equipe Taylor/Zimmermann IGMM CNRS UM 1919 route de Mende 34293 Montpellier
MARTRES Dorine
FAZILLEAU Nicolas | Infinity, INSERM U1291 FAZILLEAU Nicolas Infinity, INSERM U1291 INSERM CHU Purpan - BP 3028 31024 Toulouse Cedex 3
KROL Aurore
AKKAWI Charbel
LE GRAND Roger
Colloque
5 000 €
LE GRAND Roger | Inserm U1184 Centre de recherche immunologie de infections virales et des maladies auto-immunes LE GRAND Roger Inserm U1184 Centre de recherche immunologie de infections virales et des maladies auto-immunes Equipe Immunité et Transmission CEA Bât. 02 18 route du Panorama 94265 Fontenay Aux Roses Cedex
BLANCHET Laure
12
ETIENNE-MANNEVILLE Sandrine | UMR3691 ETIENNE-MANNEVILLE Sandrine UMR3691 Institut Pasteur Rue du Dr Roux 25 75015 Paris
Actuellement, peu de données scientifiques sont disponibles pour caractériser les personnes transgenres et leur état de santé. Le besoin de recherche auprès de cette population est bien identifié dans le contexte national et international, mais pas encore satisfait. Il est important de combler ce retard qui impacte l’éducation et la promotion de la santé auprès de cette population et contribue à augmenter sa vulnérabilité face au VIH et aux autres IST. Ceci, alors même que les quelques données disponibles font état d’une vulnérabilité considérablement accrue chez ces personnes. Parmi les personnes transgenres, toute la lumière reste à faire sur les personnes transmasculines, particulièrement méconnues. Nous proposons de conduire une recherche spécifiquement orientée vers les personnes transmasculines et qui va s’intéresser aux fonctions et représentations de leurs sexualités face au VIH.
Nous adoptons une logique de la recherche communautaire. Ce projet se base sur les besoins des personnes concernées qui sont impliquées à chaque étape du processus de recherche. Il implique directement et concrètement une association issue de la communauté transmasculine. Cette association se dédie à l’autosupport de personnes transgenres et se donne pour objectif de « développer des actions visant à améliorer l’accès à la santé chez les personnes trans ». Son implication est effective depuis la rédaction de ce projet, suite à la réorientation du protocole en vue de sa resoumission.
Le premier objectif principal est d’investiguer les fonctions et représentations des sexualités transmasculines, dans leur rapport au VIH et aux autres IST. Il s’agira de documenter et de comprendre les comportements au regard du contexte de production de ceux-ci. Ce contexte est composé de différentes strates : individuelle, sociale, légale, symbolique, qui seront appréhendées afin de saisir avec précisions les différents déterminants de la santé des personnes transmasculines. Le second objectif principal, dans une visée de recherche communautaire, ambitionne d’accompagner l’association partenaire vers la production de données scientifiques. Ceci, par un transfert de compétences et la formation d’une personne issue de l’association, notamment.
Cette recherche s’inscrit dans le champ de la psychologie sociale et mobilise la théorie des représentations sociales, appliquée à la santé et à la sexualité des personnes transmasculines. S’intéresser aux représentations sociales permet de comprendre les conduites des individus dans leurs contextes social et idéologique et ainsi adopter une vision holistique de la situation. Nous mobiliserons des méthodologies qualitatives concordantes avec nos objectifs.
Nous aspirons à contribuer à la production de données scientifiques concernant les fonctions et représentations des sexualités transmasculines. Ces données permettront de saisir le plus finement possible les conditions de vie, les situations socio-économiques et les préoccupations des personnes transmasculines. Ceci permettra de mieux saisir son rapport à la prévention et au VIH et aux autres IST. L’adéquation de l’offre aux besoins de prévention sera directement questionnée et les résultats du projet contribueront à l’amélioration de la santé de cette population. Par un soutien méthodologique, ce projet participera à la montée en compétence d’une association communautaire de personnes transmasculines et favorisera son autonomisation.
PREAU Marie
169 500 €
PREAU Marie | EA 4163 - GREPS Groupe de Recherche en Psychologie Sociale PREAU Marie EA 4163 - GREPS Groupe de Recherche en Psychologie Sociale Université Lumière Lyon 2 5 avenue Pierre Mendès France 69500 Bron